26 janvier 2012

Intervention de Philippe Lévêque au forum Pansons le Monde.

Organisé par Convergences 2015, le forum Pansons le Monde s’est tenu mercredi 25 Janvier à la Maisons des Associations de Solidarité du 13èmearrondissement de Paris.
Elus locaux, professionnels de la santé et organisations de la société civile ont tenté lors de ce forum de trouver des réponses pour améliorer l’accès à la santé des populations les plus vulnérables, dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le Développement des Nations Unies.

 


Philippe Lévêque Directeur Général de CARE France

Le Directeur Général de CARE France, Philippe Lévêque, a évoqué les mécanismes existant à différentes échelles (communautaire, nationale et internationale) pour financer l’accès à la santé des populations les plus pauvres.
Pour étayer ses propos, il a pris l’exemple de certains programmes de santé communautaire gérés par CARE : santé maternelle et infantile au Bénin soutenu par la Fondation Sanofi Espoir ; caisses d’épargnes villageoises et filets de protection de santé en Ethiopie, au Népal et au Pérou ; systèmes de chèques santé pour permettre aux populations les plus pauvres du Cameroun d’avoir accès aux soins envisagés au Cameroun grâce à l’engagement de l’Agence Française de Développement, etc.

Aux niveaux national et international, il a jugé très important de continuer à plaider auprès des instances décisionnaires pour que l’accès à la santé des populations les plus pauvres soit favorisé, et pour opérer un changement des normes sociales et des comportements sur le long terme.

« Les questions de l’accès à la santé et de son financement sont d’abord des questions de droits humains et de bonne gouvernance… » juge Philippe Lévêque. « Comme partout, les gouvernements des pays en voie de développement promettent beaucoup avant les élections et font peu ensuite. Lorsque les élites des pays concernés utiliseront leurs propres hôpitaux publics lors des accouchements ou des opérations chirurgicales, alors nous saurons que le système de santé local a fait de vrais progrès, et ce n’est pas qu’une boutade » conclut-il.