01 février 2012

Roumanie : allègement de la procédure pour les adoptions nationales en 2012.

© Thomas Coëx / AFP

Les enfants roumains abandonnés n’ont aujourd’hui que peu de chance de voir leur rêve se réaliser de trouver un nouveau foyer : l’interdiction de l’adoption internationale ainsi que la lourdeur des procédures d’adoptions internes (interminables recherches dans le cercle familiale élargi au 4è degré, nécessité d’une kyrielle de décisions judiciaires avant le prononcé final de la déclaration d’adoptabilité) en sont les causes principales.

De nombreux enfants restent ainsi institutionnalisés dans des centres dénués d’âme et de chaleur alors que de nombreuses familles roumaines candidates à l’adoption se découragent après des années de bataille procédurale. Contrairement à son habitude, le législateur roumain a décidé de réagir en assouplissant les règles en la matière: en effet, dès février 2012, une nouvelle loi sur les adoptions sera applicable avec pour objectif de restreindre à une année les délais de procédure de déclaration d’adoptabilité. En outre, les services sociaux ne devront plus chercher à convaincre jusqu’à épuisement les membres du cercle familial à adopter l’enfant : une simple information sous forme de notification suffira désormais.

D’après Bogdan Panait, secrétaire d’Etat auprès de l’Office Roumain pour l’Adoption, ce nouveau texte permettra d’augmenter le nombre d’enfants adoptés de près de 800 chaque année, ce qui élèverait le chiffre total annuel à 2 000 enfants. Pour parfaite information,  il est important de rappeler que près de 67 000 sont aujourd’hui placés sous la protection de l’Etat et que 23 000 d’entre eux vivent encore en institution (cf. article du journal roumain Evenimentul Zilei du 21/09/2011).