16 février 2012
CARE

Une intense tempête tropicale, appelée Giovanna, s’est abattue sur la côte Est de Madagascar ce mardi 14 février 2012.

Dès le lendemain de la tempête, CARE a envoyé un hélicoptère pour survoler les zones touchées et évaluer l’étendue des dommages. 2 districts d’une population totale de 400 000 personnes, ont été particulièrement frappés.
« Ce qui est inhabituel ici, c’est qu’après avoir touché les côtes, la tempête s’est dirigée tout droit vers la capitale. Compte tenu de la force de la tempête et du fait que la zone touchée soit l’une des plus densément peuplées de Madagascar, on estime à 100 000, le nombre de personnes potentiellement affectées. Il est rare qu’une tempête frappe aussi prêt de la capitale et avec autant de force. Les dégâts dans les rues sont nombreux » affirme John Uniack Davis, directeur du bureau pays de CARE Madagascar.

D’après le personnel de CARE, au moins 60 % des logements de la ville de Vatomandry, où se trouve un important sous-bureau de CARE, ont été soit partiellement endommagés, soit complètement détruits. « Mais on s’attend à voir également d’importants dégâts dans les environs, en particulier parce que les logements de ces zones sont, la plupart du temps fabriqués avec des matériaux fragiles, tels que des feuilles de palmiers ou du bambou » ajoute John Uniack Davis.

« Jusqu’à maintenant, on sait qu’il y a eu 5 morts, mais ce chiffre va probablement augmenter quand on obtiendra davantage d’informations des zones alentours. Les personnes ayant perdu leurs logements vont avoir besoin d’abris, en particulier parce que Madagascar est toujours en pleine saison des cyclones » selon John Uniack Davis.

CARE, est l’un des acteurs humanitaires les plus actifs à Madagascar et est déjà intervenu dans les précédentes catastrophes naturelles comme les cyclones Hubert et Bingiza. « Nous avons des stocks de bâches dans les entrepôts pour environ 30 000 personnes qui seront distribuées les jours prochains. Les gens auront également besoin de nourriture rapidement car leurs réserves ont été détruites. Les routes devront être réhabilitées pour permettre à l’aide d’accéder aux villages isolés » déclare John Uniack Davis.

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