08 mars 2012

À l'occasion de la journée internationale de la Femme, le 8 mars 2012, CARE France souhaite rendre hommage aux femmes qui, ici et là-bas, tous les jours, changent le monde.

8 mars : journée internationale de la Femme

Malgré les difficultés qu'elles doivent affronter, des femmes partout s'engagent, s'impliquent et améliorent leurs conditions de vie et celles de leur entourage.

Autour de la date du 8 mars, CARE France lance une campagne d'affichage dans le métro parisien, d'annonces presse, un mini site interactif, une mosaïque de photos sur Facebook et un événement dans Paris le jour même.

La date du 8 mars est une date symbolique pour CARE qui, depuis toujours, axe ses programmes sur la participation des femmes et des jeunes filles. Elles sont les premières victimes de la pauvreté, de la violence et des inégalités. Les protéger, leur donner accès à l'éducation, aux droits élémentaires, à la santé primaire afin de leur permettre de vivre dignement constituent l'une des bases essentielles de la lutte contre la pauvreté.

Le rôle des femmes

Le rôle des femmes au sein de la famille, des communautés et du développement d'un pays n'est plus à démontrer. Participantes, leaders d'alternatives innovantes, elles ne cessent de démontrer leur force, leur bon sens et leur courage dès qu'il s'agit de lutter contre l'injustice ou la pauvreté. Elles jouent un rôle capital dans l'amélioration des conditions de vie des communautés les plus pauvres.  

Elles sont un formidable levier de développement notamment parce qu'elles en font profiter leur famille et leur entourage :
  • Parmi 1,4 milliard de personnes qui vivent avec moins de 1,25$ par jour, 70 % sont des femmes et des filles.
  • Alors que lorsque les femmes gagnent de l'argent, elles en réinvestissent 90% dans leur famille.
  • Sur 796 millions d'adultes analphabètes, les 2/3 sont des femmes. Alors qu'une mère qui a fréquenté l'école voudra voir ses enfants y aller également.

Les histoires de femmes que CARE récolte, illustrent ce qu'elles sont capables de réaliser si on leur donne leur chance et une opportunité à saisir.

L'histoire de Fatuma

A l'instar de Fatuma Adan Mohammed, arrivée avec sa famille dans le camp de Dadaab au Kenya à l'âge de 3 ans. Elle a pu bénéficier d'un programme d'éducation et travaille désormais pour CARE pour aider les nouveaux réfugiés.

Au sein du camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, 1 600 réfugiés sont employés par CARE pour soutenir sa réponse à l'urgence. Au sein du camp de réfugiés de Dadaab au Kenya, 1 600 réfugiés sont employés par CARE pour soutenir sa réponse à l'urgence.

A Dadaab au Kenya, dans le camp de réfugiés le plus grand au monde, la réponse de CARE à l'urgence est soutenue par de nombreux réfugiés qui pour la plupart, ont passé leur vie entière au camp.

Fatuma Adan Mohammed fait partie de ces 1 600 réfugiés travaillant pour CARE. Son travail consiste à apporter un soutien psychologique aux femmes qui ont été victimes de violences sur la route qui les a menées de la Somalie à Dadaab.

« Il y a 20 ans, alors que je n'avais que 3 ans, ma famille et moi avons dû quitter la Somalie pour fuir les combats et nous nous sommes réfugiés à Dadaab, au Kenya. J'ai donc 23 ans aujourd'hui et j'ai vécu la plus grande partie de ma vie au sein de ce camp comme réfugiée. Comme je ne suis pas originaire de ce pays, je ne possède pas de papier d'identité kenyan. Je ne peux donc pas sortir du camp » déclare Fatuma. « Cependant, grâce à CARE, j'ai bénéficié d'une éducation, je sais donc lire et écrire et maintenant j'utilise mes compétences pour aider les autres réfugiés. Je suis arrivée en tant que réfugiée, mais aujourd'hui je suis également travailleuse humanitaire !» déclame fièrement Fatuma.

« Sans l'aide de Fatuma et des autres, CARE ne serait pas capable de distribuer de la nourriture et de l'eau ou de contribuer à l'amélioration des conditions de vie du camp alors que le nombre de réfugiés ne cesse de croître. Ensemble, avec le personnel local de CARE et les réfugiés nous pouvons mener à bien notre travail » déclare Barbara Jackson, directrice des Affaires Humanitaires de CARE International.

Fatuma Adan Mohammed espère qu'un jour elle pourra partir du camp même si elle reste très attachée à son travail avec CARE : « En tant que travailleuse humanitaire, je vais continuer à faire mon possible pour aider les autres réfugiés. Ainsi, ils pourront se souvenir qu'ils ont reçu une aide quand ils en avaient besoin et qu'une fois passé les terribles épreuves qu'ils ont dû traverser pour arriver à Dadaab, qu'ils réalisent que la gentillesse et la bonté existent. »

Pour plus d'informations sur la campagne :