27 juin 2012
© Thomas Coëx / AFP

CARE France lutte pour le respect du droit de chaque enfant à une famille et vient en aide aux enfants abandonnés de Roumanie depuis 2003, date de sa fusion avec SERA.

Extraits choisis d’un texte rédigé en mai 2012 par Cristian Tabacaru, trésorier adjoint de CARE France et ancien Secrétaire d’Etat à la protection de l’enfance en Roumanie.

Dans un contexte de crise politique majeure et de conjoncture économique difficile, la protection de l’enfance souffre du manque d’intérêt de la classe politique roumaine. Le partenariat établi il y a 15 ans entre le gouvernement et les autorités locales était porteur de changement. Malheureusement, il est aujourd’hui quasi inexistant car les ressources dont disposent les autorités locales sont insuffisantes. Avec la crise, les services à l’enfance se heurtent à une demande en hausse et des moyens en baisse amenant à une saturation du système. Certains services dédiés à la protection de l’enfance se voient ainsi contraints de refuser la prise en charge de nouveaux cas, voire même de restreindre leur activité faute de personnel suffisant.

CARE France et son partenaire SERA Romania continuent de soutenir les partenariats avec les Directions départementales de Protection de l’Enfance pour adapter les services et les méthodes de prise en charge aux besoins des enfants en détresse. Dans ce cadre, SERA Romania a été désignée récemment pour réaliser un audit complet du système de protection de l’enfance. Ce programme, qui est probablement la plus importante intervention de réforme des services à l’enfance depuis les réformes de 1997, devrait fournir ses premiers résultats avant fin 2013. SERA Romania et ses partenaires roumains ont également posé les bases d’un institut de formation et de recherche pour le personnel du secteur de l’enfance.

SERA Romania reste l’ONG de référence dans le secteur de la protection de l’enfance en Roumanie mais son action n’est pas à ce jour accompagnée de projets de création d’emploi, générateurs de croissance.
Le revirement viendra alors avec difficulté car il est extrêmement lié au développement économique général du pays et SERA Romania devra rester engagée auprès des enfants roumains pour des années encore. Sa stratégie reste donc ancrée dans les réalités du moment et continue de miser sur l’innovation et la création de modèles reproductibles. Pour cela, l’association doit renforcer ses partenariats avec les acteurs publics à tous les niveaux afin de pouvoir œuvrer à la protection des enfants au niveau local et obtenir l’amélioration du cadre législatif. Enfin, SERA Romania doit aussi développer les outils de communication pour augmenter sa notoriété et diversifier ses sources de financement afin de pérenniser la poursuite de son action.

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