17 septembre 2012

« Nous assistons aux pires inondations au Cameroun depuis 30 ans. »

Eglise inondée © 2012 CARE

Actualisation des derniers chiffres le 19 septembre 2012 :

De récentes données indiquent que plus de 50 000 personnes dans la Région du Nord (Bénoué, Mayo Rey, Faro et Mayo Louti) et environ 27 000 personnes dans la région de l'Extrême Nord (Mayo Danay) ont été touchées par les inondations.

Depuis le 23 août dernier, de violentes pluies et des débordements de rivières causent des inondations dans les régions du Nord et de l’extrême Nord du Cameroun. 16 personnes auraient déjà trouvé la mort.

Anne Perrot

, directrice générale de CARE Cameroun s’inquiète : « ce sont les pires inondations auxquelles nous assistons depuis 30 ans. C’est une catastrophe rarissime et nous avons besoin de fonds pour être en mesure de venir en aide aux 60 000 personnes affectées par les inondations. »

Les fortes précipitations ont provoqué la crue de rivières importantes comme le Logone, le Mayo Kébbi et la Bénoué. Un barrage important sur le lac de Lagdo risque de céder. De plus, certaines régions affectées, ont été coupées du reste du pays à cause de ponts et de routes endommagés. Rose Tchwenko, directrice adjointe de CARE Cameroun ajoute, « les familles sont de plus en plus vulnérables parce que leur maison ont été détruite et leurs champs inondés. Les familles ont trouvé refuge dans des camps ou auprès de familles d’accueil. Elles n’ont que peu de nourriture et pas de moustiquaire pour se protéger des risques de malaria. »

La situation est extrêmement préoccupante, les sources d’eau potable risquant d’être contaminées ce qui pourrait entrainer la transmission de maladies hydriques, la dia

rrhée ou le choléra. De plus, ces inondations ont détruit les terres agricoles, juste avant la période de récolte, ce qui accroît la vulnérabilité de milliers de personnes.

La situation peut empirer si les pluies continuent au même rythme. Le Tchad, pays voisin, est aussi durement touché par les inondations.

L’urgence est de fournir aux familles de la nourriture, du matériel de traitement de l’eau, des matelas, des couvertures, des moustiquaires et de construire des latrines. CARE a déjà commencé à apporter des biens de première nécessité mais a besoin de plus de fonds pour intensifier sa réponse.