28 septembre 2012

RAPPORT : La crise climatique cause déjà des pertes sans précédents à l’économie globale.

28 septembre 2012-

Un rapport a été publié dans le cadre d’un programme de recherche internationale en cours sur la vulnérabilité climatique, commandé par 20 gouvernements à l’organisation indépendante de recherche dans le domaine du développement et de l’humanitaire, DARA.

Les éléments apportés par l’étude du « suivi de la vulnérabilité du climat » amènent à craindre des dégâts sans précédent pour les sociétés humaines et en matière de développement économique qui n’auront de cesse de freiner la croissance.

"Ce rapport est l'électrochoc dont nous avons absolument besoin pour sortir de cette complaisance en matière de changement climatique. Il souligne les terribles injustices dont souffriront par notre faute des millions de personnes démunies à travers le monde si nous ne réagissons pas. Il apporte également la justification sociale et économique en faveur d'une réponse immédiate et audacieuse au problème du changement climatique", a déclaré Robert Glasser, secrétaire général de CARE International qui a participé à ce rapport sur les pertes économiques liées au changement climatique.

Cette étude évalue et estime l’impact humain et économique du changement climatique sous ses différentes formes dans 184 pays, en 2010 et en 2030. Le rapport est le premier du genre à souligner que s’attaquer de front à la crise climatique mondiale engendrerait déjà des bénéfices significatifs, tant pour les économies majeures que pour les nations plus pauvres.

Le rapport estime que : 

• Le changement climatique et l’économie de l’usage intensif du carbone causent 5 millions de morts par an – 400 000 décès étant dus à la famine et aux épidémies causées par le changement climatique et 4,5 millions sont dus à la pollution atmosphérique.

• Le manque de réactivité des Etats sur le changement climatique coûte déjà 1,6 % du PIB mondial, soit près d’1 milliard d’euros de pertes sur l’année. 

• L’augmentation rapide des températures et la pollution liée au carbone porteront les pertes à 3,2 % du PIB mondial d’ici 2030.

• Les pertes pour les pays plus pauvres sont déjà énormes et pourront atteindre en moyenne 11 % de leur PIB en 2030.

• Les économies les plus importantes sont fortement touchées : dans moins de 20 ans la Chine subira la plus grosse part des pertes avec plus de 950 millions d’euros, le PIB des États-Unis diminuera de 2 % et celui de l’Inde de 5 %.

• Le volume des pertes contraste avec les coûts modestes induits par la lutte contre le changement climatique : la réduction des émissions de carbone s’élève à 0,5 % du PIB pour la prochaine décennie, et 120 millions d’euros par an seulement sont alloués aux pays en voie de développement.

De hauts responsables politiques, scientifiques et économiques appellent à une action internationale pour interrompre cette spirale de pertes qui touche toutes les nations, tant en matière de vie humaine que d’économie mondiale.

Télécharger le rapport en anglais.