19 novembre 2012

La Journée internationale des Droits de l’enfant du 20 novembre est l’occasion pour CARE France et ses partenaires de rappeler leur engagement contre le travail des enfants.

CARE

1 enfant sur 6, âgé entre 5 et 14 ans, travaille dans le monde soit 220 millions d’enfants. La pauvreté est la cause principale de cette situation : les enfants représentent une source de revenus supplémentaires pour la famille.

CARE développe un programme régional en Amérique centrale.  Depuis novembre 2011, CARE développe un programme régional «D’abord j’apprends » au Nicaragua, Salvador et Guatemala. Comme son nom l’indique, ce programme a pour objectif d’éradiquer le travail des enfants en encourageant la scolarisation dans 14 municipalités d’Amérique centrale.

« Le Guatemala, le Salvador et le Nicaragua sont des pays encore pauvres, où le poids des traditions est important et le système éducatif fragile », rappelle Philippe Lévêque, directeur général de CARE France.

CARE agit à différents niveaux, en coordination avec les autorités locales :
- La mise en place d’un modèle scolaire alliant classe le matin, et activités l’après-midi,
- L’apport d’un soutien psychologique à ces enfants particulièrement fragilisés,
- La sensibilisation des parents à l’importance de l’école et leur accompagnement dans la recherche de nouvelles sources de revenus,
- La sensibilisation des pouvoirs publics, des employeurs et des professionnels de justice.

«D’abord j’apprends » a été conçu en étroite collaboration avec les autorités des pays concernés et bénéficie du soutien de leurs ministères de l’éducation.

42 400 enfants vont pouvoir, d’ici 2014, réintégrer un système éducatif adapté.

Maria, 12 ans, témoigne : «Je vis au Nicaragua avec ma mère et mes quatre frères. Avant le projet de CARE, je travaillais dans les plantations de café, où j’ai eu plusieurs accidents. L’an dernier, je me suis gravement blessée au pied en utilisant une machette. Quand CARE a lancé ce projet, j’ai enfin pu aller en classe. Aujourd’hui, ma mère comprend que l’école est le plus important. Je rêve maintenant de devenir une ingénieure agricole. »

En travaillant dès leur plus jeune âge, ces enfants perdent les années les plus décisives de leur vie. C’est pourquoi CARE France a décidé de défendre leurs droits. Son action se concentre plus particulièrement sur les jeunes filles, qu’elles soient en proie à l’exploitation sexuelle au Salvador, employées comme domestiques au Guatemala ou contraintes de travailler dans l’agriculture au Nicaragua.

Les soutiens de ce programme.

Le gouvernement taïwanais soutient désormais ce programme aux côtés de l’Union européenne. Le budget de ce projet, qui durera 2 ans et demi, est de 1,2 millions d’euros. L’Union européenne apporte 80% du budget. Le gouvernement taïwanais et les donateurs privés de CARE France apportent le complément.
La cérémonie de signature de la convention aura lieu ce jeudi 6 décembre à 15h dans les locaux de la Représentation de Taïwan, en présence du représentant de Taiwan à Paris M. Michel Ching‐long LU, de M. Daniel THIERRY, vice-président de CARE France et de M. Philippe LEVEQUE, directeur général de CARE France.

CONTACT :
Laury-Anne Bellessa, chargée des relations médias

01 53 19 89 92 _  bellessa@carefrance.org

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