05 février 2013

Philippines : après le passage du cyclone Bopha, CARE distribue de la nourriture aux communautés isolées.

CARE aide les populations à faire face aux conséquences du cyclone tropical Bopha qui a frappé les îles sud des Philippines le 4 décembre 2012, dévastant 26 des 80 provinces philippines.

Photo : CARE

Plus de 6 millions de personnes affectées par le cyclone tropical Bopha.

« Le cyclone Bopha a frappé des régions normalement épargnées par ce type de catastrophe. La population et les autorités locales n'étaient pas préparées. Durant une grande partie du mois de décembre, des vents soufflant jusqu'à 210 km/h ont causé des inondations, des glissements de terrain et des dégâts considérables sur les maisons et les exploitations »,

rappelle Celso Dulce, chargé de mission réduction des risques des catastrophes pour CARE Philippines.
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : plus de 6 millions de personnes ont été affectées par cette catastrophe. Les autorités ont recensé plus de 1 000 morts et 800 disparus.
Plus de 216 000 maisons ont été endommagées, dont un quart ont été totalement détruites. 800 000 personnes ont été déplacées et vivent toujours dans des centres d'évacuation d'urgence ou chez des proches.
De nombreuses personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable et à des installations sanitaires saines. Les populations souffrent notamment de diarrhées alors même que l'accès aux services de santé reste difficile.

« De nombreuses personnes dépendent actuellement de l'aide alimentaire, c'est pourquoi celle-ci ainsi que la distribution de biens de première nécessité restent notre priorité », explique Celso Dulce.

CARE a ainsi distribué des rations alimentaires, des kits d'assainissement de l'eau et des kits d'hygiène à près de 15 000 personnes soit 3 000 familles.

« La plupart des personnes affectées par Bopha travaillaient dans des petites exploitations agricoles qui cultivaient des bananes, des noix de coco ou de l'huile de palme. Ces cultures mettront du temps à repousser - un an pour les plantations de banane, par exemple. Il est vital d'aider ces exploitants à replanter en cette saison», précise Celso Dulce.

Certains villages ne restent accessibles qu'à pied.

CARE prévoit de distribuer de débuter des programmes d'abris et de mettre en place des activités génératrices de revenu.
Les efforts de CARE se concentrent sur les zones montagnardes qui sont les plus difficiles à atteindre. Certaines communautés sont, en effet, aujourd'hui encore très isolées du fait des dégâts causés aux infrastructures routières. Certains villages ne sont accessibles qu'à pied, après plusieurs heures de marche. L'électricité et les réseaux téléphoniques n'ont toujours pas été rétablis dans de nombreuses zones, ce qui complique les communications et la coordination des aides.

Une vision sur le long terme : la préparation aux catastrophes naturelles.

CARE va également poursuivre ses programmes de préparation aux catastrophes naturelles. Les conséquences de Bopha attestent de l'utilité et de l'efficacité de ces programmes, et notamment la mise en place de méthodes de gestion des écosystèmes, le développement de systèmes d'alerte anticipée, et l'organisation de plans d'évacuation. Ainsi, les populations qui avaient déjà bénéficié de programmes de ce type ont, en effet, subi moins de pertes et de dégâts.

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