08 avril 2013

Journée internationale des Roms : « il faut soutenir économiquement les femmes roms. »

Selon les Nations Unies , les Roms sont quatre fois plus pauvres que le reste de la population d'Europe de l'Est et d'Europe centrale. CARE contribue à créer de nouvelles opportunités économiques dans les Balkans pour réduire la pauvreté et la discrimination dont cette communauté est victime.

2013 / CARE

Les Roms sont quatre fois plus pauvres que le reste de la population d'Europe de l'Est et d'Europe centrale

« A travers toute l'Europe, les Roms sont souvent associés aux activités criminelles ou aux abus des systèmes de protection sociale », témoigne Felix Wolff, directeur régional de CARE pour les Balkans.

Les discriminations à l'égard des 12 millions de Roms qui vivent en Europe sont monnaie courante. Plus grande minorité transeuropéenne, les Roms font partie des populations les plus pauvres et sont peu intégrés dans leurs pays d'origine. Beaucoup de Roms dans les Balkans vivent dans des campements isolés ou des ghettos.

« Sans un travail et une chance de gagner leur vie, beaucoup de Roms ne voient pas d'autres alternatives que d'émigrer », poursuit Felix Wolff.

Former les femmes roms bénéficierait à l'ensemble des populations des Balkans

La pauvreté, l'accès très limité aux services de santé et le faible niveau d'éducation affectent plus particulièrement les femmes et les filles roms. En Serbie, seule une fille rom sur trois termine l'école primaire.

« Sans éducation, les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables face aux réseaux de trafic d'êtres humains ou de prostitution forcée », explique Felix Wolff.

« Pour CARE, soutenir l'implication économique des femmes est la meilleure stratégie de développement. »

CARE aide ainsi les femmes roms en Serbie et en Bosnie Herzégovine. Des prêts de faibles montants leur permettent d'acheter du bétail, de cultiver des légumes ou des fleurs dans des serres. Des formations leur apprennent comment démarrer de petites entreprises et les renseignent sur lesdémarches juridiques à effectuer et les possibilités d'aides pour le renforcement de leur activité.

« Ce type d'aide économique aux femmes roms n'est pas soutenu par les gouvernements nationaux ou l'Union européenne », s'alerte Felix Wolff.

Pourtant, c'est l'une des clés qui permettrait à ses communautés de sortir de la pauvreté : la Banque mondiale estime, en effet, que l'intégration des Roms dans le marché du travail d'Europe de l'Est et d'Europe centrale engendrerait une économie annuelle de 3,4 à 9,9 milliards d'euros. Cela permettrait également des bénéfices fiscaux 1,2 à 3,5 milliards d'euros et de moindres coûts en termes de protection sociale.

Offrir aux femmes roms plus de libertés

CARE soutient également les organisations de femmes roms, en formant ces groupes et en appuyant la mise en place de réseaux régionaux. Et leurs efforts portent leurs fruits : en 2012,'Better Future', un partenaire de CARE en Bosnie, a réussi à instaurer le principe d'un quota de 30% de femmes dans le Comité national rom.

« Les femmes roms ont besoin de plus de libertés politiques, sociales et économiques. C'est un moyen d'assurer des changements durables pour les Roms dans la région des Balkans. »

CARE dans les Balkans

CARE travaille dans les Balkans depuis 1993. Après avoir aidé les victimes de la guerre et les réfugiés, CARE cherche désormais à consolider les bases d'une paix durable. Afin d'appuyer le développement de la région, nos programmes soutiennent le développement d'activités économiques au niveau régional et la création d'opportunités pour les jeunes.

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