11 avril 2013

CARE salue l'engagement du G8 contre les violences sexuelles en situation de conflits

Les ministres des Affaires étrangères du G8, réunis depuis hier à Londres, viennent d'adopter une déclaration commune afin d'enrayer et prévenir les violences sexuelles en temps de conflit. L'ONG CARE, qui lutte quotidiennement contre ce fléau, se félicite de cette prise de position.

Une déclaration commune et 26 millions d'euros pour lutter contre les violences sexuelles

Les ministres des Affaires étrangères du G8 se sont aujourd'hui accordés sur une enveloppe budgétaire de 23 millions de livres britanniques (environ 26 millions d'euros) pour lutter contre les violences sexuelles en temps de guerre.

Ils ont également adopté une déclaration commune qualifiant les violences sexuelles perpétrées lors de conflit de crimes de guerre et donc de graves violations à la Convention de Genève. Les Etats membres du G8 ont ainsi annoncé qu'ils soutiendront l'élaboration d'un protocole international sur les enquêtes en matière de viol et de violences sexuelles en zone de conflits afin que les responsables de ces crimes comparaissent devant la justice. Ils demandent que les traités de paix excluent toute forme d'amnistie pour les responsables de violences sexuelles.

La déclaration prévoit également la mise en place de formations pour les forces militaires et policières déployées dans des zones de conflits afin de les sensibiliser à cette thématique.

Un signal fort contre l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles

Geoffrey Dennis, directeur de CARE Royaume-Uni qui a participé en juillet dernier à la consultation menée par William Hague sur l'initiative des Nations Unies contre les violences sexuelles en temps de conflit, salue cet effort diplomatique :

« Cette déclaration du G8 est un signal fort contre la fin de l'impunité pour les auteurs de violences sexuelles en temps de guerre. Mais afin de faire vraiment une différence, cet acte diplomatique doit se traduire par des actions concrètes et concertéessur le terrain afin d'aider les victimes et de réformerles systèmes judiciaires nationaux. »

Yawo Douvon, directeur de CARE en RDC, qui avait rencontré William Hague, ministre britannique des Affaires étrangères, le 26 mars dernier lors de sa visite des programmes menés par CARE en soutien aux victimes de violences sexuelles dans le camp du Lac Vert, conclut :

« Aujourd'hui, en RDC, nous n'avons pas assez de financement pour assurer un accès durable aux services et soins d'urgence pour les victimes de viols. Le système de justice est fragilisé et le processus de paix est incertain. Les Etats du G8 vont-ils tout mettre en œuvre afin de changer cette situation alarmante ? Cela sera le vrai test des promesses faites aujourd'hui. »

En savoir plus sur la stratégie de CARE contre les violences faites aux femmes

Découvrir la précédente action de plaidoyer de CARE à l'occasion de la réunion de la Commission des Nations Unies sur le Statut des Femmes.

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