30 août 2013

Crise syrienne : CARE s'inquiète d'un nouvel afflux de réfugiés fuyant la Syrie

CARE appelle à une résolution politique négociée du conflit.

La menace d'une intervention militaire imminente en Syrie a provoqué une nouvelle vague de départ des populations syriennes vers les pays voisins, imposant de nouvelles contraintes sur les ressources déjà limitées de ce pays.

« Nous assistons déjà à l'arrivée d'une nouvelle vague de réfugiés. Dans la seule journée de mercredi dernier, plus de 15 000 réfugiés en provenance de Syrie se sont rassemblés à la frontière libanaise. Les communautés des pays voisins sont également inquiètes de l'évolution de la situation. Nous apprenons que de nombreuses familles jordaniennes fuient actuellement la région frontalière », explique Gareth Richards, directeur régional de CARE au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

« Il est aujourd'hui urgent que les différends politiques soient mis de côté et qu'un dialogue soit instauré afin de rechercher une solution politique et pacifique. Débuté en 2011, ce conflit s'inscrit dans la durée affaiblissant considérablement les populations syriennes. Nous sommes soucieux quant à leur capacité à faire face à de nouvelles difficultés. »

Les Nations Unies ont annoncé l'arrivée, en à peine 15 jours, de plus de 44 000 réfugiés dans la région du Kurdistan dans le nord de l'Irak. Cela représente l'une des vagues les plus importantes de réfugiés depuis le début du conflit en 2011.

Les prévisions indiquent également que 150 000 réfugiés supplémentaires pourraient rejoindre la Jordanie dans le mois à venir. Les agences de l'ONU et les acteurs humanitaires doivent se préparer à intensifier leur réponse.

« Le réseau CARE est prêt à accroitre son action pour répondre à une soudaine vague de réfugiés dans les pays voisins. En Jordanie, nous soutenons déjà plus de 150 000 réfugiés qui vivent dans les zones urbaines, notamment à travers des programmes de soutien financier. Nous travaillons actuellement avec l'ONU et d'autres acteurs humanitaires pour l'ouverture d'un nouveau camp de réfugiés à Azraq. Il est fort probable que les récents réfugiés viennent chercher assistance dans ce camp. »

CARE s'inquiète de l'impact qu'une nouvelle escalade de la violence aurait sur les populations civiles et la situation humanitaire en Syrie et dans la région.

« Un afflux soudain de réfugiés risque de créer davantage de pression sur la région. Le manque de financement international ne permet pas aux acteurs humanitaires de répondre à l'ensemble des besoins des populations affectées. La communauté internationale a besoin de se mobiliser afin d'aider les réfugiés et les populations en Syrie », déclare Gareth Richards.

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