26 septembre 2013

La déclaration des Nations Unies sur les Objectifs du millénaire pour le développement : un essai à transformer.

Les dirigeants internationaux se sont réunis hier à New York afin d'examiner les progrès réalisés quant aux Objectifs du millénaire pour le développement (OMD). CARE incite la communauté internationale à aborder les causes profondes de la pauvreté.

Il faut impliquer les plus pauvres dans la définition du prochain agenda pour le développement

Le document final, adopté le 25 septembre, par les dirigeants internationaux reconnait la nécessité d'accélérer les efforts pour atteindre les OMD actuels d'ici 2015. Il propose également une feuille de route afin d'établir les priorités du développement pour l'après 2015.

A cette occasion, CARE demande que les personnes pauvres et marginalisées, notamment les femmes et les jeunes filles, participent à la définition des priorités post 2015 et contribuent au suivi de leur mise en œuvre effective.

« Nous arrivons au moment crucial dans les négociations où pays développés et pays en développement doivent s'accorder sur des réponses à des défis qui sont à la fois nationaux et internationaux, de la pauvreté aux conflits armés en passant par le changement climatique. Il est encourageant de voir dans ce texte des références aux droits humains et à l'égalité des genres en dépit de leur caractère politiquement sensible », déclare Robert Glasser, Secrétaire Général de CARE International, qui a participé aux réunions à New York.

« Les gouvernements doivent maintenant traduire ces priorités et principes généraux en objectifs et indicateurs précis. Sans mécanismes de suivi et de redevabilité des progrès réalisés, tous les beaux discours tenus aujourd'hui n'auront aucune valeur », ajoute Robert Glasser.

La nécessité de fusionner les OMD et les Objectifs de développement durable

La déclaration adoptée laisse planer le doute sur la convergence des réflexions sur le changement climatique, le développement durable et la pauvreté dans un accord-cadre international post 2015. Le manque de consensus sur cette question serait un obstacle majeur aux efforts internationaux relatifs à la réduction de la pauvreté et au changement climatique.

CARE demande que le nouvel agenda de développement s'engage davantage dans la promotion de l'égalité des genres et de l'empowerment des femmes pour lutter efficacement contre les discriminations et les violences faites aux femmes et aux filles.

« Les gouvernements doivent aboutir à un consensus sur des sujets sensibles comme la promotion des droits sexuels et reproductifs. Ils doivent également lutter contre les pratiques traditionnelles néfastes, comme le mariage forcé », affirme Kathleen Hunt, représentante de CARE aux Nations Unies.

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