11 octobre 2013

Journée Internationale des Filles : entre rêves et espoirs

A l'occasion de la Journée Internationale des Filles, retrouvez les histoires de 9 filles.
Toutes rêvent de devenir des femmes autonomes. CARE les aide dans cette voie en mettant en place des programmes d'éducation et d'empowerment*.

Angie, 13 ans, Honduras

À l'école, Angie est calme et timide, mais elle aime s'exprimer à travers des activités créatives, comme la peinture.
Lorsqu'on l'interroge sur ses rêves, elle a des souhaits simples, mais révélateurs : une plus grande maison. Plus de nourriture. Ne pas finir comme ses sœurs devenues mères trop jeunes.
Si elle reste à l'école, elle pourra être en mesure de réaliser tout cela elle-même.

Hanan, 8 ans, réfugiée syrienne en Jordanie

Hanan, vit dans un bidonville avec sa mère et ses quatre frères et sœurs. Brillante et curieuse, elle a déjà raté une année d'école alors que sa famille fuyait la Syrie.
En Jordanie, les écoles sont gratuites, mais elles ne peuvent plus accueillir d'enfants. Grâce à CARE et au soutien de leur mère, Hanan et son frère ont réussi à trouver une place dans une école.

Jenifer, 19 ans, Malawi

Orpheline à 13 ans, Jenifer a été élevée par ses tantes. Grâce à une bourse de CARE, elle a pu aller à l'école de sa communauté et vient de réussir ses examens d'entrée à l'université.
L'éducation de Jenifer est une étape décisive. Elle n'est pas seulement le premier enfant de sa famille à atteindre ce niveau d'enseignement, mais le premier étudiant de sa communauté à être accepté à l'université.

Laxmi, 12 ans, Inde

Ils s'attendaient à ce qu'elle reste à la maison jusqu'à ce qu'elle se marie. Elle a choisi l'école à la place.
Fille aînée d'une famille pauvre d'une communauté agricole rurale indienne, Laxmi était destinée à se marier à 14 ans.
Mais elle savait qu'elle valait plus que ça.
Après avoir intégré une classe d'un programme d'éducation de CARE, elle espère devenir un jour enseignante pour apprendre aux autres qu'une jeune fille ne devrait pas se marier avant ses 18 ans.

Pinki, 26 ans, Inde

© 2013 Josh Estey/CARE

« Mes frères étaient allés à l'école, mais je pensais pas y aller un jour. »
Les parents de Pinki lui ont donné l'opportunité de montrer ce qu'elle valait. 13 ans plus tard, elle a obtenu un diplôme d'études collégiales et est devenue la personne la plus instruite de son village.
Elle est fière de sa mère et de son père qui ont su changer de regard sur l'éducation des filles et prennent en compte désormais l'opinion de leur fille.

Raghad, 11 ans, réfugiée syrienne en Jordanie

Raghad et sa famille ont déménagé plusieurs fois au cours des deux dernières années pour fuir les violences en Syrie. Elle était très bonne élève mais n'est pas allée à l'école depuis qu'elle est en Jordanie. Pourtant, son père croit en elle et pense qu'une fille doit aller à l'école et attendre avant de se marier.
Raghad croit aussi que l'éducation est importante. Elle veut être au service des générations futures : « Je veux retourner en Syrie, étudier et devenir médecin. »

Sangita, 13 ans, Inde

Ses parents étant malades, Sangita a assumé toutes les tâches ménagères dans sa famille pendant des années. Ses frères ont pris conscience du sacrifice de leur sœur cadette et ont souhaité l'inscrire à l'école. N'ayant jamais mis les pieds a l'école, il était difficile de l'intégrer dans une classe.
Grâce à CARE, elle a pu obtenir une place à l'école Udaan où les jeunes filles bénéficient d'un apprentissage accéléré pour suivre la totalité de l'enseignement primaire en seulement 11 mois.
Sangita est la première fille de sa famille à aller à l'école.

Susan, 14 ans, Kenya

© 2012 Brendan Bannon/CARE

Les problèmes d'eau potable dans le village de Susan au Kenya ont bien failli l'empêcher de suivre une scolarité normale. «J'étais souvent malade et mes parents étaient obligés de m'emmener à l'hôpital. Grâce à un consortium d'eau propre soutenue par CARE, Susan et ses camarades plaident pour la sécurité de l'eau et l'hygiène à l'école ainsi qu'à la maison.
Elle veut être un modèle pour la communauté. Après l'école, elle prévoit des études de droit à l'université, tout en continuant à aider les communautés à résoudre les problèmes d'accès à l'eau potable.

Lutfa, 17 ans, Bangladesh

Issue d'une famille pauvre, Lufta a dû abandonner sa scolarité prématurément: ses parents ont décidé de la marier et de confier son destin à un étranger.
Mais Luftaa a refusé cela : « Mon rêve était de faire des études. Grâce à CARE, j'ai pu convaincre mes parents d'annuler mon mariage et de m'acheter une machine à coudre. Désormais, les membres de ma famille me consultent pour prendre toutes sortes de décisions, et je contribue régulièrement sur le plan financier aux dépenses du foyer. »

* L'« empowerment » des femmes et des filles est un outil incontournable pour réduire la pauvreté et favoriser le développement économique. Les bénéfices de l'« empowerment » des femmes s'étendent à toute leur communauté.