14 octobre 2013

Inde : la prévention des catastrophes naturelles sauve des vies

Le cyclone Phailin, similaire en intensité au cyclone Paradip qui avait fait près de 10 000 victimes en 1999, a causé peu de pertes humaines. Cela est dû à la meilleure préparation des zones susceptibles d'être affectées par des catastrophes naturelles.

Le cyclone Phailin est le pire cyclone qu'ait connu l'Inde au cours des 14 dernières années, mais la catastrophe a pu être évitée :

« Près d'un millier de villages ont été privés d'électricité suite au passage du cyclone Phailin dans les Etats indiens de l'Odisha et de l'Andhra Pradesh.Trois millions d'hectares de cultures ont été détruits et des zones côtières où vivent plus de 10 millions de personnes ont été inondés. Malgré cela, le pire a pu être évité. Les autorités locales font état de 13 morts. Même s'il est probable que le bilan s'alourdisse, le nombre de morts à déplorer est exceptionnellement bas », explique Philippe Lévêque, directeur de CARE France.

Pour nos équipes en Inde qui ont aidé à la reconstruction des zones dévastées par le cyclone Paradip en 1999, le nombre relativement bas de victimes démontre l'efficacité des méthodes de préparation aux catastrophes naturelles mises en œuvre dans l'Est de l'Inde au cours de la dernière décennie. Les avancées en termes de technologie, comme l'utilisation généralisée de téléphones portables et de systèmes d'information météorologique ont joué un rôle important dans la préparation au cyclone Phailin.

« Les méthodes de préparation aux catastrophes naturelles sauvent des vies. Le travail de simulation, d'élaboration de cartographie et de préparation des communautés, que les autorités et les organismes internationaux tels que CARE ont mené, ont permis aux populations des régions de l'Odisha et de l'Andhra Pradesh de savoir comment réagir au passage du cyclone. Cela a fait une différence majeure entre 1999 et 2013. Les communautés étaient prévenues beaucoup plus tôt de l'arrivée du cyclone et les autorités ont pu donner des instructions claires sur ce qu'il fallait faire et où aller », poursuit Philippe Lévêque.

Les 500 000 personnes, qui avaient ainsi trouvé refuge dans des abris d'urgence, retrouvent à présent leurs maisons, souvent détruites. CARE soutient aujourd'hui les populations affectées en distribuant notamment des produits de première nécessité : eau potable, kits d'hygiène, tapis de sol et lampes à énergie solaire.

En savoir plus

Il existe d'autres exemples où une meilleure préparation aux catastrophes a sauvé des vies. En 2010, suite au passage de l'ouragan Tomas en Haïti, CARE avait formé plus de 50 agents et bénévoles locaux en vue de réduire les risques d'épidémie de choléra.

Les projets de préparation, de réponse et de réhabilitation de CARE ont aidé près de 12,5 millions de personnes dans 47 pays en 2012.

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