13 novembre 2013

Philippines : les besoins n'ont toujours pas été évalués dans certaines régions isolées.

La réponse humanitaire est rendue compliquée par l'ampleur des dégâts.

Routes bloquées et aéroports fermés, pannes d'électricité et de téléphonie cellulaire, font qu'il est particulièrement difficile d'obtenir des informations sur des zones encore isolées. Aujourd'hui, les agences humanitaires se coordonnent pour effectuer des évaluations par les airs afin d'être prêts au plus vite et s'assurer qu'aucune communauté ne soit oubliée.

« CARE travaille aux Philippines depuis 1949 et soutient les populations suite aux catastrophes naturelles qui frappent régulièrement ce pays, mais celle-là est d'une violence inouïe. Le gouvernement et les ONG présentes ont aidé près d'un million de personnes à évacuer les zones les plus vulnérables en amont du passage du typhon mais aucun pays ne peut se préparer à une catastrophe d'une telle ampleur », explique Celso Dulce, chargé de mission réduction des risques des catastrophes pour CARE Philippines.
2013 / CARE

Ce typhon est l'un des plus puissants jamais enregistrés. 11,5 millions de personnes sont affectées par ce drame. L'ampleur des destructions rappelle à nos équipes le tsunami de 2004 ou le séisme en Haïti de 2011. De ces précédentes catastrophes, les ONG ont tiré plusieurs leçons dont la nécessité d'une forte coordination afin de s'assurer que chaque domaine d'intervention (santé, assainissement, nourriture) soit couvert dans les différentes régions sans duplication des efforts.

Une réponse massive est nécessaire.

Il faut répondre aux besoins urgents des populations. Plus de 2,5 million de personnes ont ainsi besoin d'assistance alimentaire.

« Les autorités locales telles que celles de la ville d'Ormoc ont distribué des biens alimentaires dans les premières heures qui ont suivi le typhon mais ne disposent désormais plus d'aucune réserve. Des milliers de personnes n'ont pas mangé depuis plusieurs jours. Alors que de fortes pluies continuent de tomber, certaines fouillent les décombres à la recherche de nourriture. L'accès à l'eau potable est également extrêmement limité en raison de la destruction des infrastructures. Les gens sont forcés de boire de l'eau de mauvaise qualité qui peut être porteuse de maladies », témoigne Celso Dulce.

L'acheminement des tonnes de matériel s'avère complexe. Tous le ravitaillement se fait aujourd'hui par air ou par bateau alors que les routes sont toujours coupées. Le gouvernement philippin, les Nations Unies et les ONG sont mobilisés pour déblayer les routes et l'aéroport de Tacloban.

« Outre la destruction de la quasi-totalité des habitations, les centres de santé, les établissements scolaires et les bâtiments communautaires ont subi d'importants dégâts matériels. Il faut également prendre en compte les destructions des récoltes et autres denrées alimentaires », déclare Violaine Gagnet, responsables des urgences chez CARE France.

Au-delà de la complexité de la réponse d'urgence, la reconstruction va prendre du temps.

La réponse de CARE

CARE travaille aux Philippines depuis 1949, y apporte secours d'urgence et aide aux collectivités en ce qui concerne la préparation en cas de catastrophes. CARE y a déjà effectué des interventions d'ordre humanitaire, notamment à la suite du typhon Bopha, en 2012, et du typhon Ketsana, en 2009.

CARE a aujourd'hui déployé une équipe d'urgence composée de 10 personnes pour prêter main forte à CARE Philippine(30 personnes).

CARE va rapidement répondre aux besoins les plus urgents de 150 000 personnes soit 30 000 familles : nourriture, abri et eau. Les distributions de nourriture vont débuter ce samedi dans les environs de la ville d'Ormoc dans la région Leyte.

CONTACTS MEDIAS

Pour plus de renseignements ou pour toute demande d'interview avec nos équipes à Paris ou sur place, contactez Laury-Anne Bellessa, bellessa@carefrance.org - 01 53 19 89 92.