18 novembre 2013

Philippines : distribution de riz dans la ville d'Ormoc

CARE et son partenaire local Accord ont distribué des sacs de riz à 1000 personnes dans la ville d'Ormoc, jeudi dernier.

2013 / Peter Caton / CARE

Jeudi dernier, les équipes de CARE ont distribué des sacs de riz de de 2,5 kg. La petite taille des sacs a permis aux femmes, qui représentaient 60%des 1000 bénéficiaires, de les transporter facilement. CARE a toujours porté une attention particulière aux femmes et aux enfants, premières victimes des violences qui peuvent éclater après un tel drame.

« Pour minimiser les risques, CARE collabore avec les communautés locales pour choisir des points de distribution sécurisés proches des lieux où vivent les familles. Cela évite de longs trajets dans des rues non éclairées et moins protégées par les forces de polices mobilisées pour le déblayement », explique Violaine Gagnet, responsable des urgences chez CARE France.

Les difficultés de la mise en place de l'aide humanitaire

Les difficultés logistiques

Les équipes de CARE vont poursuivre les distributions dans le courant de la semaine alors que beaucoup s'interrogent sur les délais de la réponse humanitaire. Les humanitaires ont sont les premiers frustrés alors qu'ils sont en contact direct et quotidien avec les 13 millions de personnes affectées.

David Gazashvili, responsable de l'équipe d'intervention d'urgence qui gère les opérations de secours de CARE, s'efforce de relever les énormes défis logistiques pour venir en aide aux populations :

« Le principal défi est d'acheminer l'aide. L'isolement naturel de certaines régions ajouté aux débris qui jonchent les routes, au manque de véhicules et à la pénurie de carburant rendent la distribution d'aide très compliquée. Que ce soit par route ou par air, l'accès aux populations est encore limité. Chaque kilomètre à parcourir peut prendre des heures. »

Le manque de moyens de communication

Afin de coordonner l'aide, il faut également pouvoir communiquer avec nos différentes équipes, ainsi qu'avec les autres ONG et les autorités locales. Or, plus d'une semaine après le passage du typhon, il n'y a toujours pas d'électricité, les lignes téléphoniques et internet ne fonctionnent pas.

« Nous ne pouvons pas comparer la situation avec de précédentes catastrophes telles que le séisme en Haïti. Suite à ce séisme, les routes avaient été rapidement déblayées et les moyens de communication avaient été rapidement restaurés. Ici, heureusement que nous avons des téléphones satellites.»

Des conditions météorologiques toujours difficiles

Les conditions météorologiques compliquent également la situation. De fortes pluies continuent de tomber. Les survivants de ce drame essayent de trouver des endroits où se réfugier. Les humanitaires ont également du mal à trouver des endroits où installer leurs bureaux.

« Nous travaillions et dormions dans un local dont le toit avait été détruit. Suites aux fortes pluies de la semaine passée, il est désormais totalement inondé. Nous avons dû déménager toute l'équipe. Ce sont des conditions difficiles pour les humanitaires mais il faut imaginer l'épuisement physique et moral de ces populations qui ont tout perdu et n'ont nulle part où se réfugier. Le pire est de voir le désespoir dans le regard des survivants qui ont faim depuis des jours. »

Plus de 2,5 millions de personnes ont aujourd'hui besoin d'une aide alimentaire.

CONTACTS MEDIAS

Pour plus de renseignements ou pour toute demande d'interview avec nos équipes à Paris ou sur place, contactez Laury-Anne Bellessa, bellessa@carefrance.org - 01 53 19 89 92.