22 novembre 2013

Quatre fois plus de maisons détruites par le typhon Haiyan que lors du tsunami de 2004.

13,25 millions de personnes affectées par le typhon, 4,4 millions de personnes déplacées, près de 500 000 maisons détruites... Même si le nombre de morts est inférieur à celui provoqué par le tsunami de 2004 ou le séisme qui a touché Haïti en 2010, les dommages causés par le typhon sont catastrophiques. La reconstruction prendra au minimum 3 à 5 ans. La communauté internationale doit se mobiliser car les fonds aujourd'hui reçus ne sont pas à la hauteur des besoins sur le terrain.

Alors que les conditions logistiques s'améliorent peu à peu et que les ONG se coordonnent avec les agences de l'ONU et les autorités locales, l'aide d'urgence s'organise. Les besoins immédiats sont très importants. 2,5 millions de personnes ont besoin d'une aide alimentaire d'urgence. Et il faudra plusieurs années pour que la population philippine se remette du choc causé par le typhon Haiyan.

« Nous nous focalisons aujourd'hui sur l'urgence pour répondre aux besoins immédiats des victimes en eau, nourriture et abris. Mais il faut avoir conscience que restaurer les moyens de subsistance de ces populations prendra du temps. Si cela sera plus rapide pour les communautés qui vivent de la pêche, celles qui vivaient de l'agriculture sont désormais sans ressource. Pour prendre l'exemple des plantations de noix de coco, il faudra attendre que des arbres soient replantés. Les appels de fonds des ONG prennent en compte ces deux temps de réponse : l'urgence et la reconstruction », explique Alexandre Morel, directeur des programmes de CARE France.

Une catastrophe de cette ampleur détruit tout : les infrastructures telles que les routes ou les écoles, les plantations, les commerces, les habitations. Dans les zones touchées par le typhon, 493 338 maisons ont ainsi été totalement détruites (141 000 lors du tsunami de 2004) et plus de 500 000 ont été endommagées selon l'agence onusienne OCHA.

« Il est difficile de comparer une crise humanitaire à une autre mais tout le monde ne se rend pas compte de l'ampleur du drame qui a touché les Philippines. Nous sommes inquiets que les financements actuels ne nous permettent pas de répondre à l'ensemble des besoins actuels et de soutenir les communautés sur le long terme. Or, les Philippins subiront les conséquences de cette catastrophe durant des années », conclut Alexandre Morel.

Note pour les rédactions

Fondé en 1945, CARE est l'un des plus grands réseaux humanitaires mondiaux. CARE est présent aux Philippines depuis 1949. CARE y est intervenu en urgence lors des typhons Bopha (2012) et Ketsana (2009).

CARE a débuté des distributions de nourriture auprès de 18 000 personnes. Dans les prochains jours, de prochaines distributions notamment de kit « abris » auront lieu dans la province de Leyte.

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