23 janvier 2014

Tchad. La détresse des réfugiés et des rapatriés centrafricains ne doit pas être ignorée

Des financements supplémentaires sont nécessaires avec l'arrivée d'autres réfugiés et rapatriés au Tchad. CARE vient en aide aux réfugiés dans les camps en fournissant de l'eau, des équipements sanitaires et des vivres.

Au Tchad, La détresse des réfugiés et des rapatriés de Centre Afrique ne doit pas être ignorée.
© CARE
Les équipes de CARE distribuent des kits d'hygiène dans le camp de Goré au Tchad.

Plus de 240 000 personnes ont fui la République Centrafricaine

Les violences répétées en République centrafricaine mènent le pays vers une catastrophe humanitaire. Les besoins humanitaires grandissants et la situation extrêmement tendue dans le pays sont particulièrement préoccupants, et requièrent une réponse rapide et adaptée.

Les besoins et la détresse des milliers de réfugiés et de rapatriés dans des pays voisins tels que le Tchad, ne doivent pas être ignorés et sont également une source d'inquiétude. CARE demande avec insistance des financements supplémentaires afin de fournir un soutien à ces populations.

Depuis le mois de mars 2013, environ 75 000 réfugiés ont fui la République centrafricaine pour les pays voisins, ce qui portait le nombre total de réfugiés centrafricains à plus de 240 000 à la fin décembre 2013.

Au Tchad, les ressources sont trop limitées pour couvrir les besoins des réfugiés

« Le Tchad a déjà accueilli plus de 80 000 réfugiés centrafricains, dont 14 000 ont fui entre mars et décembre 2013. Mais les Centrafricains ne sont pas les seuls à quitter leur pays. Rien qu'au cours des deux dernières semaines, près de 20 000 Tchadiens - dont beaucoup sont nés et vivent en Centrafrique depuis plusieurs décennies - ont dû fuir vers le Tchad, laissant derrière eux des scènes de violence et de souffrance. D'autres rapatriés devraient arriver dans les prochains jours, » explique Bonaventure Wakana, Directeur Pays de CARE au Tchad.

« Les ressources sont déjà surexploitées et peu abondantes. À leur arrivée, les réfugiés comme les rapatriés ont besoin d'une assistance d'urgence pour couvrir leurs besoins essentiels - c'est-à-dire de l'eau, un abri et des installations sanitaires. Une grande partie des rapatriés que nous avons vus à Goré et à Sido - dans le sud du Tchad, à la frontière avec la Centrafrique - sont des femmes et des enfants. Il existe des programmes pour ramener les personnes nées au Tchad dans leur village d'origine, mais le problème est que nombre de rapatriés sont d'origine tchadienne mais nés en République centrafricaine et n'ont pas de village d'origine où retourner. C'est une situation à la fois bouleversante et très complexe. Ils ont besoin de notre aide, » affirme Bonaventure Wakana, Directeur Pays de CARE au Tchad.

CARE vient en aide aux réfugiés et aux populations hôtes

CARE est l'un des partenaires principaux du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) au Tchad et fait partie des quelques organisations humanitaires qui travaillent dans les cinq camps de réfugiés situés à la frontière séparant le Tchad et la République centrafricaine. CARE fournit des abris, de l'eau, des installations sanitaires et des vivres.

CARE prévoit également de renforcer ses programmes à Sido, dans les domaines de la santé de la reproduction, de la protection de l'enfance, de l'eau et de l'assainissement. Cependant, les besoins sont considérables et davantage de ressources sont nécessaires pour aider 20 000 rapatriés.

Les réfugiés et les rapatriés exercent une pression supplémentaire sur des ressources déjà limitées au Tchad et dans d'autres pays voisins tels que le Cameroun et la République démocratique du Congo, d'autant plus que les réfugiés centrafricains sont également susceptibles de rester longtemps ou de ne jamais pouvoir retourner chez eux.

« Au Tchad, il est urgent de se concentrer sur l'amélioration des possibilités de subsistance et de fournir une assistance aux réfugiés et rapatriés qui viennent d'arriver ainsi qu'aux communautés hôtes. L'objectif de réduire leur dépendance et de renforcer les compétences et les services locaux. Les financements doivent évoluer et s'adapter à cette réalité », poursuit Bonaventure Wakana, Directeur Pays de CARE au Tchad.

CONTACT MEDIAS

Laury-Anne Bellessa
01 53 19 89 92
bellessa@carefrance.org