07 avril 2014

Jordanie : les réfugiés syriens souffrent de maladies évitables et soignables.

Neuf familles réfugiées sur dix déclarent que l'un des membres de leur famille a besoin d'une assistance médicale. Sans une augmentation de l'aide internationale, de plus en plus de Syriens risquent de mourir de maladies évitables et soignables.

Les capacités d'accueil des services de santé sont saturés

En cette journée mondiale de la santé, une évaluation menée par l'ONG CARE révèle que de plus en plus de réfugiés vivant en dehors du camp de Za'atari n'ont plus les ressources nécessaires pour payer leurs frais médicaux.

l'association humanitaire CARE vient en aide aux réfugiés syriens en Jordanie
2014 / CARE

CARE a interrogé 384 familles. Neuf sur dix rapportent qu'au moins un membre de la famille souffre de problèmes de santé dont des maladies chroniques, des blessures liées aux violences en Syrie ou des problèmes psychologiques dus aux traumatismes de la guerre et de l'exil.

Si le gouvernement jordanien a renforcé les capacités d'accueil de ces services de santé, les capacités d'accueil sont régulièrement saturées, impactant les réfugiés ainsi que les communautés locales. 23% des réfugiés interrogés par CARE avaient également à des services privés, soit à cause de l'éloignement des hôpitaux publics, soit que ces derniers n'ont pas les moyens de répondre à leur besoin.

Des frais médicaux très chers

Les familles de réfugiés dépensent en moyenne 65 € par mois pour le paiement de soins médicaux ou de médicaments. Une somme très importante alors que les ressources moyennes des familles sont d'à peine 190 € par mois. Beaucoup sont donc obligés de vendre leurs biens ou de contracter des dettes pour se faire soigner.

« Nous avons rencontré plusieurs familles où l'un des membres était tombé dans un coma diabétique parce qu'ils n'avaient pas de quoi acheter de l'insuline », déclare Salam Kanaan, directrice de CARE Jordanie.

« CARE demande à la communauté internationale de soutenir le gouvernement jordanien pour le renforcement des services de santé alors que de nouveaux réfugiés arrivent chaque jour. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés alors que des milliers de réfugiés risquent de se retrouver dans des situations d'urgences médicales », conclut Salam Kanaan.

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