27 mai 2014

Regina Alphonce Nshimba, 48 ans, est agent de santé communautaire depuis plus de 20 ans dans la région de Nzega, en Tanzanie. Elle participe au projet TABASAM (Tabora Adolescent and Safe Motherhood) mené par CARE Tanzanie afin de favoriser l'accès des femmes à des examens médicaux pendant la grossesse et après leur accouchement.

Le manque d'accès aux soins maternels et pédiatriques en Tanzanie

L'ONG humanitaire CARE mène des programmes de santé maternelle en Tanzanie
2014 / CARE

En tant que mère et sage-femme traditionnelle, Regina estime qu'il reste encore beaucoup de travail à faire en Tanzanie pour sensibiliser les femmes et les jeunes filles aux soins maternels et pédiatriques.

La plupart des femmes ne peuvent en effet pas accéder à l'aide cruciale dont elles ont besoin. Plusieurs facteurs expliquant cette situation : la pauvreté, les croyances culturelles et religieuses, l'éloignement des centres médicaux, ainsi que le manque d'effectif du personnel médical et un manque d'équipements et de médicaments.

Dans le district de Tabora, les femmes ne se rendent dans les cliniques qu'après leur sixième ou septième mois de grossesse.

« Faute d'information suffisante et en raison de l'absence de contrôles médicaux réguliers au cours de leur grossesse, les femmes perdent de vue la date prévue de leur accouchement et sont contraintes d'accoucher à la maison », explique Regina.

Regina travaille avec une clinique locale pour offrir aux femmes un environnement sain pour accoucher. Et lorsqu'elle doit pratiquer un accouchement à domicile, elle accompagne la nouvelle mère au centre de santé le plus proche pour qu'elle ait accès à des soins postnataux.

CARE facilite l'accès des femmes aux services de santé maternelle et reproductive

Le projet TABASAM de CARE Tanzanie, lancé en 2012, devrait venir en aide à près de 1,6 million de personnes d'ici 2015.

Il vise à :

  • Faciliter l'accès des femmes et des adolescentes aux services de santé maternelle et reproductive dans les communautés ciblées.
  • Améliorer la qualité des services de santé maternelle et reproductive dans les établissements de santé gouvernementaux.
  • Renforcer la gestion et la responsabilisation des services de santé maternelle et reproductive.
  • Renforcer l'autonomisation des femmes en leur enseignant les bonnes pratiques de santé et en encourageant leur participation à la prise de décision du ménage en ce qui concerne le budget et la santé.

D'après les témoignages recueillis par Regina, les femmes qui ont bénéficié des services offerts dans le cadre de ce projet se réjouissent que leurs conjoints aient également accès aux connaissances concernant la santé maternelle, néonatale et infantile.

Regina est persuadée que les enseignements seront partagés au sein de la communauté et que plus de femmes fréquenteront les cliniques et accoucheront dans les établissements de santé.

« Le principal souci reste cependant le manque manifeste de fournitures et d'équipements dans les établissements de santé d'aujourd'hui », nuance Regina.