01 juillet 2014

Ghana : prévenir le mariage d'enfants en impliquant les communautés

Dans certaines régions du Ghana, un grand nombre de filles se marient avant l'âge minimum légal de 18 ans. CARE travaille avec des jeunes filles et leur communauté pour lutter contre le mariage forcé. Un témoignage de Heather Barnabe, membre de CARE Canada.

Informer les filles de leurs droits

Les mariages précoces et forcés sont des pratiques traditionnelles qui reposent sur des raisons sociales et économiques complexes, dont les coûts de la scolarisation des filles et le sentiment pour la famille que le mariage peut offrir à leur fille davantage de protection.

L'ONG CARE lutte contre les mariages forcés
2014 / CARE

Baaura Rawdatu, 16 ans, cependant, ne subira pas ce sort. Présidente d'un club de filles créé par CARE à Liplime, Baaura a d'autres ambitions. Elle veut être médecin. Après ses études, elle compte revenir dans sa communauté pour fournir des soins médicaux aux femmes qui, selon elle, ont besoin de meilleurs soins de santé.

Comment Baaura compose-t-elle avec les pressions du mariage ?

Dans le club dont elle fait partie, CARE informe les filles sur leurs droits et les moyens de travailler ensemble pour repousser les pressions relatives aux mariages précoces. Lorsque Baaura parle de ses droits, elle cite désormais la Convention relative aux droits de l'enfant des Nations Unies.

« Je pense à moi et à mon avenir. Qu'est-ce que je mérite ? Une éducation et le droit de choisir quand je me marierai », affirme Baaura.

CARE implique les leaders communautaires dans la lutte contre les mariages forcés

Informer les filles quant à leurs droits ne suffit malheureusement pas pour lutter contre ces pratiques traditionnelles préjudiciables.

Pour aider Baaura à poursuivre ses études avant le mariage, le projet « Actions positives contre le mariage précoce et forcé » de CARE aide les collectivités à comprendre les impacts sociaux et économiques négatifs que le mariage précoce aura sur la petite fille, sa famille et la communauté.

Sur le plan statistique, l'éducation de Baaura est le meilleur investissement que sa famille puisse réaliser.

Les filles qui ont la possibilité de poursuivre leurs études disposent d'un revenu d'emploi moyen de 10 à 20 % plus élevé pour chaque année d'études supplémentaire dans l'enseignement secondaire.

Les leaders communautaires locaux sont ainsi engagés dans des discussions sur les effets néfastes des mariages précoces et forcés. En tant que gardiens de la morale de leurs communautés, ils pourront ensuite soutenir les filles dans leurs communautés.

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