18 août 2014

Journée mondiale de l'aide humanitaire : CARE rend hommage à ses héros de l'humanitaire

À l'occasion de la Journée mondiale de l'aide humanitaire, CARE International rend hommage aux travailleurs humanitaires du monde entier qui risquent leur vie pour venir en aide aux personnes affectées par les catastrophes et les conflits.

L'ONG humanitaire CARE rend hommage aux équipes sur le terrain
Membre de l'équipe de CARE en République démocratique du Congo.

Célébrée chaque année le 19 août, la Journée mondiale de l'aide humanitaire a pour but de mettre en avant ceux qui sont morts dans l'exercice de leurs fonctions. Au cours de la dernière décennie, la fréquence des attaques directes contre les travailleurs humanitaires a augmenté de façon alarmante.

Selon les estimations, 152 humanitaires ont perdu la vie en 2013.

« Nous avons tellement de héros sur le terrain qui travaillent 24 heures sur 24 et font un travail remarquable », indique Barbara Jackson, directrice humanitaire de CARE International. « Face à des événements terribles et à leur impact souvent dramatique sur les vies humaines et les communautés, les travailleurs humanitaires mettent leurs intérêts et leurs émotions de côté pour sauver des vies et aider les populations à se rétablir. »

Que motive les travailleurs humanitaires ? A quels obstacles sont-ils confrontés ?

« Être un travailleur humanitaire, c'est un mode de vie ; pour ma part, c'est une vocation - pas seulement un travail. Bien souvent, il n'y a pas de distinction nette entre le travail et le reste de la vie, entre les passe-temps, les passions et les missions du poste », explique Dorothy Akinyi Muchaki, responsable des projets sur la santé pour CARE au Soudan du Sud.

Aussi gratifiant que cela puisse être, ce choix de profession peut aussi être extrêmement dangereux.

De nombreux membres du personnel de CARE vivent dans des conditions très difficiles et travaillent dans des camps de réfugiés ou des zones détruites par des conflits ou des catastrophes naturelles.

Plus récemment, les membres du personnel de CARE à Gaza ont dû trouver un refuge pour se protéger des attaques aériennes, craignant pour la vie de leur famille et de leurs amis. Au Soudan du Sud, un certain nombre de membres vivent depuis l'année dernière dans les zones protégées de l'ONU en raison des violences constantes perpétrées dans le pays.

« On compte toujours sur les humanitaires pour apporter une aide vitale dans des conditions extrêmement difficiles et stressantes », poursuit Barbara Jackson.

« Les risques auxquels ces personnes sont confrontées sont importants — la mort, des blessures, un enlèvement. Il est absolument essentiel que l'impartialité des travailleurs humanitaires soit respectée afin que nous puissions continuer à aider ceux qui en ont le plus besoin ».

Rona Jean Casil, assistante aux finances et à l'administration, CARE Philippines

"Je sais ce que c'est que d'avoir survécu au typhon Haiyan et je suis très heureuse d'avoir la chance d'aider les autres survivants à traverser cette épreuve difficile, et surtout d'avoir trouvé un élément positif dans cette catastrophe, plutôt que de simplement m'attarder sur l'aspect tragique et les conséquences traumatiques de la tempête."

Yousef AL Filali, agent de développement communautaire, CARE Jordanie

"Pour moi, l'aspect le plus difficile de ce métier, c'est que malgré les efforts que nous déployons pour aider les réfugiés, ce n'est jamais suffisant. Les gens qui vivent ici dans le camp de réfugiés d'Azraq ont tout perdu : communauté, maison, emploi, biens, etc. De plus, un grand nombre d'entre eux ont perdu des êtres chers.

Je me souviens, lorsque j'étais un petit garçon réfugié, combien j'enviais les gens que je voyais autour de moi qui avaient la chance de manger des sandwichs alors que ma famille et moi n'avions pas suffisamment à manger.
Les réfugiés du camp d'Azraq manquent de tout. Ils ont des vies très difficiles et les organismes d'aide humanitaire font de leur mieux pour les aider. Mais souvent, ce n'est tout simplement pas suffisant."

Hassan Ahmed Mohamed, enseignant en chef au camp de réfugiés de Dadaab, CARE Kenya

"Pour moi, les moments plus mémorables, c'est lorsque je suis témoin de l'évolution de mes anciens élèves depuis l'enfance jusqu'à l'obtention de leur diplôme d'enseignement secondaire, pour ensuite les voir me rejoindre en tant que collègues. Je ressens une grande fierté en tant qu'enseignant, sachant que tous les efforts que j'ai déployés pour offrir des services d'éducation à la communauté de réfugiés ont porté leurs fruits."

« Notre raison d'être : sauver des vies. »

Découvrir d'autres témoignages de travailleurs humanitaires de CARE

CARE soutient la campagne mondiale des Nations Unies menée dans le cadre de la Journée Mondiale de l'Aide Humanitaire. Cette campagne rend hommage aux « héros de l'humanitaire » dans le monde entier - dont de nombreux membres du personnel de CARE - qui racontent leurs expériences de vie en première ligne de certaines des crises humanitaires les plus graves au monde - quoique souvent oubliées.