23 septembre 2014

Sommet sur le climat : les chefs d'Etats vont-ils entendre la mobilisation citoyenne ?

Le sommet sur le climat qui débute demain à New York est sans doute le plus important depuis la COP de Copenhague en 2009. Les marches de ce week-end, de Paris à Rio en passant par New Delhi, ont souligné la volonté des citoyens de lutter contre le changement climatique et l'urgence d'agir en ce sens. Les dirigeants du monde entier doivent se saisir de cette opportunité pour envoyer un signal fort et précis de leur engagement.

L'ONG humanitaire CARE lutte contre le changement climatique
2014 / CARE

Les aléas climatiques sont de plus en plus extrêmes et imprévisibles. Ces trois dernières semaines, nous avons assisté à des inondations et sécheresse en Cambodge, des inondations en Inde, le passage du typhon Kalmaegi aux Philippines, des inondations et glissements de terrains au Népal, une sécheresse en Somalie, Ethiopie et au Sri Lanka.

Si les gouvernements n'agissent pas maintenant, cette situation ne fera qu'empirer. Selon le rapport de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) paru la semaine dernière, les gaz à effets de serre sont à des niveaux alarmants, atteignant un niveau de concentration record en 2013. Le mois prochain, le Groupe d'Expert Intergouvernemental sur le Climat (GIEC) avertira une fois de plus que nous nous dirigeons vers un réchauffement climatique dévastateur à moins de diminuer les émissions mondiales.

« Les pays développés sont responsables d'une large partie des émissions de gaz à effets de serre qui entraînent le changement climatique. Ils sont dans l'obligation d'aider à en minimiser les impacts et réparer les dégâts », insiste Aurélie Ceinos, chargée de mission climat pour l'ONG CARE France.

Des mesures ambitieuses doivent s'attaquer aux impacts actuels et futurs du changement climatique :

  • Les leaders du monde entier doivent s'accorder sur une réduction drastique puis une suppression progressive des émissions de gaz à effets de serre. Cela signifie augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique et favoriser l'efficacité énergétique bien avant 2020.
  • Ils doivent aussi réaffirmer leurs engagements globaux visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5°c. Les pays développés doivent également s'engager à verser 15 milliards US$ au Fonds Vert pour financer, au minimum, les mesures d'adaptation pour les années à venir. Il est important que les mesures d'adaptation soient équitables et s'adressent véritablement aux populations les plus vulnérables, parmi lesquelles les femmes et les filles.

« Ce sommet est l'occasion pour les dirigeants du monde entier d'envoyer un signal fort et précis de leur engagement pour favoriser l'action de tous : Etats mais aussi entreprises, citoyens, collectivités locales... . Sans cela, aucun accord à la hauteur des enjeux ne sera possible l'année prochaine à Paris », conclut Aurélie Ceinos.

Contacts médias :

Robert Glasser (anglophone), secrétaire général du réseau humanitaire CARE, est actuellement à New-York pour participer au Sommet sur le climat.
Aurélie Ceinos, chargée de mission climat pour CARE France, est disponible à Paris pour tout entretien.

Contactez Laury-Anne Bellessa, bellessa@carefrance.org,+ 33 (0) 1 53 19 89 92