15 octobre 2014

Lutte contre la faim : participez à la mobilisation #ClapDeFaim !

Demain a lieu la Journée Mondiale de l'Alimentation, un rendez-vous primordial pour rappeler qu'aujourd'hui 1 personne sur 9 dans le monde souffre encore de la faim. CARE France, aux côtés de plusieurs autres ONG, appelle l'ensemble des citoyens, personnalités, représentants politiques... à se mobiliser sur les réseaux sociaux tout au long du mois d'octobre autour du #ClapDeFaim.

L'ONG CARE fait partie de la campagne Génération Nutrition
2014 / CARE

Une mobilisation publique

La faim n'est pas une fatalité, y mettre fin n'a rien d'une fiction. Huit ONG, spécialistes de la question ont lancé la campagne Génération Nutrition afin d'appeler les pouvoirs publics à se mobiliser davantage dans la lutte contre la sous-nutrition, et ainsi prouver que la faim n'est pas une fatalité.

Le principe de l'opération est très simple : se prendre en photo avec un clap de cinéma en symbolisant l'objet ou en le téléchargeant pour dire que non, « la fin de la faim, ça n'a rien d'une fiction ». Chaque personne peut jouer un rôle en postant sa photo sur Facebook, Twitter, Vine et Instagram suivie de la mention #ClapDeFaim.

Dès aujourd'hui, joignez-vous à l'action et faites entendre votre voix !

La faim dans le monde

L'ONG CARE fait partie de la campagne Génération Nutrition
CARE

En 2014, 805 millions de personnes souffrent toujours de la faim.

La sous-nutrition cause plus de 3 millions de décès par an ; soit plus de 8000 par jour. La sous-nutrition est responsable de 45% des décès d'enfants.

Idée reçue : il suffirait d'augmenter la production agricole pour combattre la sous-nutrition
FAUX : On a longtemps pensé que la sous-nutrition était avant tout une question d'accès à une alimentation suffisante et de qualité. On sait aujourd'hui que c'est faux. Par exemple, le manque d'accès à des toilettes ou à une eau saine peut aussi conduire les enfants à être sous-nutris.

Idée reçue : les agriculteurs sont épargnés par la faim
FAUX : 75 % de ceux qui souffrent de la faim aujourd'hui sont des agriculteurs. Au Mali, par exemple, la région de Sikasso est l'une des plus prospères du pays d'un point de vue agricole. Paradoxalement, elle est également celle où s'enregistrent les taux de sous-nutrition les plus élevés. Car les programmes et les politiques agricoles n'ont pas toujours été élaborés pour répondre aux besoins des populations locales.

Idée reçue : la sous-nutrition est aujourd'hui bien détectée, notamment chez les enfants
FAUX : Seul un enfant sur dix atteint de la forme la plus grave de sous-nutrition a aujourd'hui accès au traitement !

« Imaginez que personne n'ait jamais vérifié le rapport taille-poids et la croissance de votre enfant quand vous allez dans un centre de soins. Alors qu'en France l'état nutritionnel de l'enfant est systématiquement examiné lors des visites médicales, ce n'est pas le cas dans de nombreux pays. C'est aberrant!! », relate Bruno Rivalan, responsable plaidoyer chez Global Health Advocates.

Idée reçue : On est sur la bonne voie : la faim dans le monde diminue
VRAI... MAIS : 100 millions de personnes ont été sauvées de la faim depuis 10 ans.

« Mais le changement climatique appauvrit les terres agricoles, assèche les ressources en eau... Si nous ne faisons rien, d'ici 2080, ce sont 600 millions de personnes supplémentaires, dont un grand nombre d'enfants qui souffriront de la faim », rappelle Fanny Petitbon, chargée de plaidoyer pour CARE France.

La campagne Génération Nutrition

La campagne internationale Génération Nutrition rassemble, en France, huit ONG spécialisées dans des domaines très divers du développement (Action contre la Faim, Amref France, CARE France, Coalition Eau, Global Health Advocates France, Première Urgence-Aide Médicale Internationale, Secours Islamique France, Solidarités international) et qui ont un but commun : mettre fin aux décès d'enfants liés à la sous-nutrition en mobilisant une communauté d'acteurs.

La France en tant que bailleur mais aussi acteur clé des relations internationales doit faire de la lutte contre la sous nutrition l'une de ces priorités.