24 octobre 2014

Le virus Ebola a déjà fait plus de 4 600 victimes en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. CARE sensibilise les populations aux règles d'hygiène nécessaires pour réduire le risque de transmission du virus Ebola.

L'ONG humanitaire CARE lutte contre la propagation du virus Ebola
2014 CARE / Alex Keimbe

Information et hygiène pour prévenir la propagation du virus

« Nous luttons contre un ennemi invisible. La Sierra Leone est un pays en développement qui sort de plusieurs années de guerre civile. Nous avons plus que jamais besoin d'aide pour contenir ce virus », déclare Alfred Makavore, conseiller sanitaire de CARE en Sierra Leone.

1,4 million de personnes pourraient être infectées d'ici janvier 2015 si le virus n'est pas maîtrisé, a déclaré récemment le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies. Pour éviter un tel drame, CARE contribue à la prévention de la propagation du virus. Cela passe par l'information et la promotion de règles d'hygiène essentielles. Ainsi, en Sierra Leone, CARE a distribué 1 650 affiches d'information dans les régions de Kambia, Tonkolili, Bombali et Koinadugu.

L'ONG humanitaire CARE lutte contre la propagation du virus Ebola
2014 CARE / Alex Keimbe
« J'ai toujours sur moi de l'eau chlorée et du savon et je me lave constamment les mains. Je ne serre plus les mains des personnes que je rencontre et tous ceux qui entrent chez moi doivent se laver les mains. C'est le genre de mesures préventives que nous transmettons aux communautés avec lesquelles nous travaillons », explique Emmanuel Wilson, chargé d'approvisionnement de CARE au Liberia.

CARE va redoubler ses efforts en Sierra Leone et au Liberia en distribuant du savon, des seaux, des gants et du chlore.

Nos équipes vont également travailler dans deux camps de déplacés qui accueillent plus de 20 000 personnes. La précarité de leurs conditions de vie et d'hygiène pourrait favoriser une propagation rapide de la maladie au sein des camps.

Un impact dévastateur

« C'est terrifiant de voir les gens mourir de ce virus. Un de mes amis est récemment mort d'Ebola et deux semaines plus tard, sa femme est décédée également », a confié Andrew Katta, chargé des programmes de CARE à Makini, communauté au nord de la Sierra Leone actuellement en quarantaine.
« J'ignore ce qui est arrivé à leur fils de trois ans. Je ne suis pas allé chez eux leur rendre les hommages traditionnels par peur de contracter le virus. »

Un autre message de prévention délivré par CARE est de prendre en compte le principe contagieux des corps. Cela implique de ne pas suivre certaines pratiques traditionnelles, comme la préparation pour l'enterrement.

Des conséquences à long terme

Depuis que l'épidémie s'est déclarée, la vie de millions de personnes est paralysée. Beaucoup vivent dans la peur, prisonniers dans leur propre maison. Elles ne peuvent pas se déplacer librement pour acheter ou vendre des produits sur les marchés. Les enfants ne vont plus à l'école.

CARE s'inquiète des conséquences à long terme qu'aura le virus sur la vie des personnes les plus démunies et vulnérables.

En Guinée, par exemple, le prix du sac de riz a déjà doublé (de 21 à 41 dollars US). En Sierra Leone, les restrictions de mouvement et de rassemblement mises en place pour stopper l'avancée de l'épidémie empêchent toute activité des travailleurs agricoles et génèrent de fortes inquiétudes quant à la prochaine récolte de riz. Celle de pommes de terre est déjà en partie bloquée dans les zones de quarantaine.