22 novembre 2014

Répondre aux violences faites aux femmes dans les zones de conflit : soutenir les femmes au Soudan du Sud

Les violences contre les femmes sont employées comme arme de guerre pour détruire les communautés. Et de plus en plus de femmes et jeunes filles se prostituent en échange de nourriture ou d'eau pour leur famille. Les parents encouragent aussi leurs filles à se marier jeunes pour recevoir les dots (donation financière remise à la famille de la mariée), réduire le nombre de bouches à nourrir et protéger leurs filles des viols et des agressions sexuelles.

Avant même le début du conflit actuel, le Soudan du Sud était l'un des environnements les plus hostiles au monde pour les filles et les femmes. Le quotidien des femmes n'a fait qu'empirer depuis que les combats ont explosé en décembre 2013. CARE encourage les Nations unies et les autres ONG internationales à travailler ensemble pour réduire les risques et les cas de violence.

CARE fait campagne afin réduire le silence qui entoure ce problème. D' après un récent rapport de CARE, près de la moitié des victimes ne signale pas leur agression. CARE organise des réunions dans les écoles et aux points de distribution d'eau afin de faciliter le partage de connaissances.

Dans les camps de déplacés, les équipes de CARE mobilisent des petits groupes de femmes pour qu'elles puissent informer les victimes de violences sur les possibilités de signaler un cas de violence et ou de se faire soigner.

Témoignage de Joséphine, camp de déplacés de Malakal.

« Nous restons dans nos tentes tous les soirs car des choses terribles se passent ici la nuit. On ne se sent pas en sécurité même pour aller aux toilettes. On a peur de se faire agresser ou violer. Avant les violences armées, j'étais couturière. Le conflit a tout bouleversé. Mon mari a été tué dans une fusillade pendant qu'on fuyait les combats. Cela fait huit mois que je vis dans ce camp avec mes quatre enfants et plus de 17 000 autres réfugiés. Ici, on est protégés des balles, mais pas toujours d'autres formes de violence. Les femmes qui vendent de la nourriture, du thé ou du charbon afin de pouvoir nourrir leur famille se font souvent harcelées par des hommes ivres qui refusent de payer et qui parfois même les frappent. Ces hommes ne nous considèrent pas comme leurs égales. »

Dites NON aux violences faites aux femmes !

CARE France lance une campagne mettant en contraste le respect et la liberté de choix qui devraient être garantis à chacune et la réalité des violences que subissent bien trop de petites filles et de femmes à travers le monde : violences physiques ou sexuelles, crimes d'honneur, mariages forcés, mutilations génitales, exploitation sexuelle, etc.

Alors que l'OMS vient de déclarer que les efforts déployés contre les violences sont encore largement insuffisants, CARE se mobilise au long des 16 jours d'activisme du 25 novembre au 10 décembre. Chacun est invité à partager largement la série de six infographies produites par CARE France, assorties du hashtag #ViolencesFaitesAuxFemmes, afin de sensibiliser le plus grand nombre, à l'aide de jeux de mots et de chiffres clés.