09 décembre 2014

Conférence de l'ONU sur le climat : l'ONG CARE dénonce un manque d'engagements des Etats.

Les avancées limitées des négociations climatiques, qui se tiennent actuellement au Pérou, reflètent le manque d'ambition et d'engagements actuels des Etats. Les pays développés n'ont annoncé aucune révision à la hausse de leurs engagements. Une action immédiate et concrète est pourtant nécessaire afin d'éviter une catastrophe climatique, rappelle l'ONG CARE.

Alors que les ministres arrivent à la Conférence des Nations unies sur le climat (COP20) à Lima, le texte actuellement proposé pour un nouvel accord mondial contient de nombreuses lacunes, avertit l'ONG CARE.

Le manque de sentiment d'urgence parmi les négociateurs nous entraine vers un réchauffement planétaire de plus de 4°C. Or, un réchauffement de 1,5°C marquerait le seuil d'une catastrophe climatique, selon les scientifiques. Il est donc urgent que les gouvernements accélèrent leurs efforts pour réduire les émissions de gaz à effet de serre avant 2020.

« Hier, les délégués des pays de l'ONU présents à Lima ont exprimé leur solidarité envers les victimes du typhon Hagupit. Il est temps de passer de la parole aux actes : les Etats doivent agir maintenant face aux avertissements répétés des scientifiques et aux multiples impacts déjà visibles du changement climatique », déclare Sven Harmeling, coordinateur du plaidoyer sur le changement climatique au sein du réseau humanitaire CARE.

Cette semaine, toute l'attention se focalisera sur les ministres des pays développés. Le financement de la lutte contre le changement climatique sera notamment un enjeu de taille. Les coûts de l'adaptation au changement climatique, par exemple, atteindront deux à trois fois le montant prévu jusqu'alors, et ce même en réduisant les émissions, a déjà alerté le Programme des Nations unies pour l'Environnement.

« Les pays développés n'ont pas réussi à élaborer une feuille de route détaillant comment mobiliser 100 milliards USD par an d'ici 2020 pour financer le Fonds vert chargé d'aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique. C'est pour l'instant une coquille vide. Les pays en développement ont besoin d'un engagement concret vers une feuille de route financière», explique Sven Harmeling.

Le Fonds pour l'adaptation est un autre mécanisme crucial permettant de soutenir la mise en place de mesures de réduction des risques de catastrophes naturelles ainsi que le développement de systèmes alimentaires plus résilients aux impacts du changement climatique. Pour éviter que ce fonds se retrouve rapidement à court de financements, les pays développés doivent s'engager à donner dès maintenant 80 millions USD supplémentaires.

« L'équation est simple : plus d'ambitions et de financements aujourd'hui, c'est moins de pertes et dommages irréversibles demain », conclut Fanny Petitbon, chargée de plaidoyer chez CARE France, actuellement à Lima.

Contacts media:
  • Nos équipes, notamment francophones, participeront aux négociations de la COP du 1er au 12 décembre. Elles sont disponibles pour tout commentaire sur les demandes des ONG, l'avancée des négociations ou les programmes d'adaptation que CARE met en place au Pérou.
  • Contacts à Lima :
    - Fanny Petitbon, chargéede plaidoyer de CARE France, petitbon@carefrance.org, +51 992 895 504, compte twitter : @CAREfrance
    - Aurélie Ceinos, chargée de mission changement climatique de CARE France, ceinos@carefrance.org, +51 947 758 657, + 33 (0)7 61 34 57 16, compte twitter : @CAREfrance
    -Jo Barrett, chargée de communication spécialisée sur le climat de CARE International, jbarrett@careclimatechange.org, +44 (0)79 40 703 911, compte twitter : @CAREClimate-Sven Harmeling, chargé de plaidoyer spécialisé sur le climat de CARE International, sharmeling@careclimatechange.org, +49 (0)177 61 36 431, compte twitter : @harmeling
  • Contact à Paris : Laury-Anne Bellessa, chargée de relations medias, bellessa@carefrance.org, +33 (0) 1 53 19 89 92
A propos de CARE :

Présente dans 87 pays dans le monde, l'ONG CARE soutient les populations affectées par des chocs climatiques ponctuels (tempête, inondations) ou de long terme (variabilité des saisons et des précipitations).

Au cours de ces derniers mois, CARE a répondu à de nombreuses situations d'urgence : en Inde et Népal suite aux inondations ; au Soudan du Sud, Mali, Niger, Somalie affectés par des crises alimentaires.

CARE met également en place des programmes d'adaptation : soutien agricole aux communautés péruviennes qui souffrent de la disparition des glaciers ; mise en place de réseaux d'accès à l'eau en Inde ; projets de plantation de mangroves et de restauration de systèmes de défense côtiers dans certaines régions d'Indonésie, de Thaïlande et du Vietnam.