07 janvier 2016

Cambodge : les habitants de Phnom Penh se mobilisent avec CARE contre le harcèlement sexuel.

Le mois dernier, le bureau de CARE au Cambodge a lancé une grande campagne de sensibilisation pour mettre fin aux agressions sexuelles. Découvrez les témoignages des hommes et femmes qui se sont engagés à nos côtés.

La campagne de sensibilisation

CARE, ONU Femmes et d'autres ONG ont organisé des séances de mobilisation contre le harcèlement sexuel dans les écoles, les usines ou les restaurants.

CARE a également travaillé avec les leaders communautaires et les responsables d’entreprises afin de ne plus tolérer le harcèlement sexuel et les violences sexuelles.

Cette campagne a remporté un vif succès à Phnom Penh.

Ils se sont engagés

« Je m’engage contre les violences faites aux femmes. Je m’engage à ne jamais frapper, harceler ou même insulter les femmes. Si je suis témoin d’un acte de violence contre une femme, je m’interposerais et je le reporterais à la police ou aux autorités du village. Nous devons agir tous ensemble pour que justice soit faite lorsqu’une femme a été victime de violences », témoigne cet étudiant d'université.

« Je suis consciente que beaucoup de femmes sont victimes de harcèlement sexuel dans notre ville. J’ai vu et entendu des hommes dans des restaurants proposant à des jeunes filles de s’asseoir avec eux ou pratiquer des attouchements. Je m’engage avec CARE pour mettre fin aux harcèlements sexuels », explique cette leader communautaire de Phnom Penh.

Cette jeune fille et son frère se sont mobilisés contre le harcèlement sexuel. Ils ont participé à une séance de mobilisation au cours de laquelle CARE a rappelé que tout le monde doit agir contre les violences sexuelles et défendre le droit des femmes.

« Je m’engage à être à l’écoute de mes employé(e)s et à réagir quand il y a un cas de harcèlement sexuel. Je respecte tous mes employés. C’est un moyen de le démontrer », explique le dirigeant d’un restaurant.

Les conducteurs de tuk tuk de Phnom Penh se sont engagés contre les violences faites aux femmes en affichant les messages de CARE.

« Je suis un homme et je promets de ne pas être violent envers les femmes et les filles. J’encourage mes clients à en faire de même », explique l'un des chauffeurs engagés aux côtés de CARE.

Cette jeune femme loue des chambres à des femmes, originaires des campagnes, venues travailler à Phnom Penh.

« Ces femmes sont très vulnérables et ne sont pas responsables si elles sont harcelées. Les gens doivent être mieux informés sur les violences contre les femmes. Ils doivent prendre conscience que cela arrive. Les violences sexuelles sont très graves mais les gens ne le comprennent pas toujours. »

Elle a placé des posters de la campagne menée par CARE encourageant la population à mettre fin au harcèlement sexuel et à reporter les cas de violences à la police.

« Je veux mettre fin aux violences faites aux femmes. Les femmes sont les égales des hommes », explique ce gérant d’un restaurant.

Cette mère de famille a rencontré les équipes de CARE lors d'une séance de sensibilisation au respect des droits des femmes menée dans un restaurant :

« Il faut sensibiliser les enfants à l’égalité entre femmes et hommes. Les jeunes garçons doivent apprendre à respecter les filles et à s’engager contre les violences faites aux femmes. »

Ses deux enfants ont voulu prendre part à cette mobilisation.