22 mai 2019

Madagascar. L’entrepreneuriat féminin pour encourager l’accès aux protections périodiques

À Madagascar, beaucoup de femmes et filles n'ont pas accès à des protections périodiques lorsqu’elles ont leurs règles. Face au coût des protections à usage unique, les serviettes lavables offrent une solution économique et durable. C’est aussi une opportunité pour les entrepreneures de l’île, qui ont bénéficié du soutien de CARE pour développer leur commerce.

L'accès aux protections périodiques reste difficile pour les femmes et les filles de l'île.

L’accès difficile aux protections périodiques à Madagascar

500 millions de femmes et de filles dans le monde n’ont pas accès à des protections périodiques lorsqu’elles ont leurs règles. Le prix des serviettes et tampons à usage unique dans le commerce est souvent élevé pour les familles. 

À Madagascar, nombreuses sont celles qui utilisent des morceaux de tissus récupérés de draps, couvertures ou vêtements usés comme protections. 

« On se débrouille seules et on demande seulement de l’argent à nos parents pour acheter du savon et des bouts de tissus », nous confie une écolière à Vatovavy Fitovinany.

Peu de femmes et de filles se sentent en confiance avec cette solution. Parce qu’elles ont peur des fuites, beaucoup de ne vont pas à l’école ou arrêtent leurs activités quotidiennes. 

Des couturières formées par CARE pour vendre leurs propres serviettes

À Madagascar, CARE a mis en place un projet innovant pour encourager l’accès aux protections périodiques tout en développant l’entrepreneuriat féminin.

30 couturières ont été formées par nos équipes à la confection de serviettes hygiéniques lavables et réutilisables. Elles ont été familiarisées à la gestion d’une micro-entreprise et vendent désormais leurs propres serviettes sur leurs stands.

Une véritable aubaine pour les femmes et les filles de leurs villages ! Une serviette réutilisable coûte environ 0,6 dollars, soit moins cher que les protections à usage unique.

« Je leur parle de la capacité d’absorption du tissu et du fait que la serviette dispose d’un système d’attache qui l’empêche de bouger. Les gens sont surpris et très enthousiastes », nous explique Lucie qui a participé au programme.

Pour le commerce de Lucie, la formation représentait aussi une réelle opportunité !

« J’ai un petit stand où je vends des vêtements et autres accessoires. Nous avons reçu 30 serviettes déjà confectionnées à l’issue de la formation. En un mois j’en ai vendu 40 ».

Ces premières ventes lui ont permis d’acheter des tissus et d’autres fournitures pour confectionner d’autres serviettes.