05 décembre 2019

Urgence. Les femmes et les enfants, premières victimes des conflits ? 3 points pour comprendre

Bien que les conséquences des conflits armés frappent les communautés dans leur ensemble, elles affectent plus particulièrement les femmes et les enfants. Leurs droits sont bafoués et ils sont victimes de terribles violences. 3 points pour comprendre. 

©Dia Aref Aladimi/CARE

Les femmes et les enfants portent l’avenir de leur famille sur leurs épaules

Durant les conflits, de nombreuses femmes sont contraintes de s’occuper seules de leurs enfants et des membres de leur famille. 

Car les hommes se sont engagés dans la guerre, ont été tués ou se retrouvent handicapés. Les enfants, aussi, se voient du jour au lendemain forcés d’assumer de terribles responsabilités : beaucoup sont obligés de travailler pour que leur famille ait de quoi manger, se soigner ou se loger.

« J’ai commencé à travailler dans un salon de coiffure. Je n’avais que 10 ans. Tous les matins, je partais à 6h pour rentrer à 18h », témoigne Marwa, réfugiée syrienne de 16 ans.

Les femmes et les enfants sont contraints très souvent de fuir leur foyer et se retrouvent dans des camps. Sur les 70 millions de personnes qui ont fui les violences en 2018, la moitié étaient des enfants1.

Les pays en conflit ont également parmi les taux de mariage d’enfants les plus élevés au monde. Les jeunes filles sont mariées de force, car leur famille estime que c’est une manière de les protéger et d’avoir une bouche de moins à nourrir. Au Yémen, par exemple, les mariages précoces ont augmenté de 15% depuis le début de la guerre2.

Les violences sexuelles, un fléau en temps de guerre

Les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre pour humilier et déstabiliser les populations civiles. Violées, mutilées, condamnées à la prostitution et à l’esclavage sexuel, les femmes paient le prix fort des conflits. En République démocratique du Congo, on estime qu’au moins 200 000 femmes ont été agressées sexuellement depuis le début du conflit. Les enfants, et particulièrement les filles ne sont pas épargnés.

Ces violences représentent un véritable traumatisme pour les femmes et les enfants qui en sont victimes. Certaines peuvent tomber enceintes à la suite d’un viol, comme c’est arrivé à Grace :

« Je cuisinais dehors quand j’ai vu deux hommes s'approcher. [Un des hommes] a dit : “si tu cries, je te tue. Il m’a violé alors que l’autre me pointait avec son arme. Je ne savais pas que j’étais enceinte jusqu’à ce que mon ventre grossisse. »

Fuir est également un parcours semé d’embuches pour celles qui doivent marcher des jours en zones de combats. 

Des vies sacrifiées à cause de la destruction des infrastructures

La destruction des établissements publics, notamment des hôpitaux et des écoles, rend souvent difficile l’accès à la santé et à l’éducation. En conséquence, le taux de mortalité maternelle est 2,5 fois plus élevé en zone de conflit3.

La déscolarisation des enfants, qui sont contraints de fuir leur pays ou dont l’école a été détruite, brise leurs perspectives d’avenir. Dans les zones de conflits, les filles ont 90% moins de chance de faire des études secondaires que les garçons4.

Ensemble, nous avoir le pouvoir de les protéger !

CARE aide les populations affectées par les conflits partout dans le monde, avec une attention particulière aux femmes et aux enfants. Nos équipes distribuent des biens vitaux (abris, nourriture, kits d’hygiène, soins de santé) et participent à la reconstruction d’infrastructures, telles que les écoles ou les centres de santé. 

Nous aidons les victimes, notamment de violences sexuelles à se reconstruire, grâce à un soutien psychologique et économique.

Sans vous, rien de cela ne serait possible. Ensemble, protégeons les victimes des conflits :

  • Avec un don de 80€, soit 20 € après déduction fiscale, vous apportez, par exemple, une aide alimentaire pendant un mois à une famille dans un camp de déplacés.
  • Avec un don de 100 €, soit 25 € après déduction fiscale, vous pouvez participer, par exemple, à la réhabilitation d’une école détruite par la guerre.


  1. Agences des Nations Unies pour les réfugiés, Rapport sur les Tendances mondiales 2018, p.3. 
  2. Girls not Brides, "Child marriage in humanitarian settings", août 2018, p.2.
  3. ONU Femmes, "Les femmes et les conflits armés". 4
  4. Unesdoc, "Humanitarian Aid for Education: Why It Matters and Why More is Needed", 2015, p.3