Bénin

Bénin : renforcement des moyens d'existence et des capacités de réponse aux chocs récurrents des populations du Nord

Fiche projet

Début : juillet 2013
Fin : octobre 2014
Localisation : Nord Bénin : 70 hameaux de 18 villages des communes de Karimama et Malanville
Budget : 600 000 €
Partenaires locaux : FADeC-ONG (Femmes Actrices de Développement Communautaire) pour la mise en œuvre de toute l'action, étroite collaboration de partenariat avec l'UNICEF et le PAM.
Financé par : La Commission Européenne (ECHO)
Bénéficiaires : 14 000 bénéficiaires directs*

Suite aux inondations qui ont eu lieu dans le Nord du pays en 2012, un nouveau projet de résilience a pu être mis en place.

Contexte

Dans le cadre de la réponse de CARE aux inondations qui ont frappé le Nord du Bénin en août 2012, une évaluation de la sécurité alimentaire a été menée dans les communes de Malanville et Karimama, mettant en avant des chiffres très préoccupants en termes de malnutrition et d'insécurité alimentaire.

La situation est extrêmement complexe et mêle insécurité alimentaire chronique, taux de malnutrition très élevés et grande vulnérabilité aux catastrophes naturelles. Les problèmes immédiats d'insécurité alimentaire et de malnutrition sont renforcés par des lacunes en termes d'analyse et de prévention du risque de catastrophes, qui renforcent la chronicité de la vulnérabilité des ménages.
A travers ce programme, CARE propose une action intégrée visant à comprendre la vulnérabilité des ménages, à répondre aux besoins de base en termes de sécurité alimentaire et à mettre en place des mécanismes de réduction du risque.

Objectifs

Objectif général : Contribuer au renforcement des capacités de réponse des ménages les plus pauvres faisant face aux crises alimentaires sévères induites par des épisodes chroniques de sécheresses / inondations et des perturbations liées au contexte régional.

Objectif spécifique : Renforcer les moyens d'existence et les capacités de résilience des populations affectées par les aléas climatiques et les perturbations régionales.

Activités

Résultat 1 : Etablir et transmettre la méthode et l'analyse des vulnérabilités socio-économiques et alimentaires aux acteurs clés à travers l'Approche Economique des Ménages (AEM)

  • Former les acteurs impliqués dans la sécurité alimentaire sur l'Approche de l'Analyse de l'économie des ménages et former les enquêteurs
  • Elaborer l'AEM : zonage des moyens d'existence, catégorisation des groupes de richesse, quantification des sources de nourriture, revenus et des dépenses et relations aux marchés
  • Analyser les résultats de l'AEM : étudier le problème et les stratégies d'adaptation, analyser l'impact du choc et proposer d'éventuelles options d'interventions.

Résultat 2 : Renforcer, grâce à des transferts cash/voucher (système de bon d'achat) aux moments clefs de la saison agricole, les moyens d'existence sur les denrées alimentaires de base de 1200 ménages affectés par les aléas climatiques et les perturbations régionales

  • Identifier les bénéficiaires des transferts
  • Effectuer les transferts monétaires pendant la période des semis hivernaux
  • Organiser les bénéficiaires pour une utilisation efficace du cash

Résultat 3 : Mettre en place dans chaque village bénéficiaire des dispositifs de prévention et de réduction des risques sur la sécurité alimentaire

  • Faire connaître les techniques de culture adaptées aux inondations et sécheresses, et promouvoir l'utilisation de semences à cycle court et les cultures de maraîchage
  • Mettre en place, avec les communautés locales, un système de cash for work (argent contre travail) pour réhabiliter les infrastructures de protection aux inondations (pistes, berges, greniers, etc.) et pour la bonne gestion des récoltes
  • Sensibiliser les populations aux bonnes pratiques en matière d'alerte précoce pour réduire les risques et catastrophes dus aux inondations, et pour la gestion des situations de crises nutritionnelles.

* Plus largement, 86 846 personnes. L'ensemble des populations des villages bénéficiaires tireront profit de l'action, par une meilleure planification (grâce aux informations collectées lors de l'étude HEA) et une résilience accrue (grâce aux activités menées dans le cadre de la réduction des risques).