Madagascar

Madagascar : Préservation du parc de Masoala et soutien aux populations locales

Fiche projet

Début : octobre 2012
Fin : septembre 2015
Localisation : Régions de Sava et d'Analanjirofo, zone nord-est de Madagascar
Budget : 384 185.40 €
Financé par : EuropeAid : http://ec.europa.eu/europeaid/index_fr.htm
Bénéficiaires : 122 313 habitants de 7 villages dont 53 818 femmes et enfants de moins de 5 ans

CARE contribue à la préservation du parc de Masoala et à l'amélioration du niveau de vie des communautés riveraines. CARE est présente dans cette région depuis 1993, le programme actuel s'appuie sur l'expérience acquise durant ces années.

Contexte

Premier parc national de Madagascar par son étendue de 240 520 ha, le parc de Masoala figure également parmi les milieux les plus riches en biodiversité. Masoala, comme la majorité de la partie nord-est de l'île, se caractérise par la présence importante de forêts pluviales montagneuses, une biodiversité exceptionnelle et un milieu propice aux cultures de rente et aux cultures de subsistance. Or, ces richesses n'ont pas d'impact significatif sur les conditions de vie des communautés locales. A Madagascar, les ressources naturelles en général, et la biodiversité en particulier, sont en effet en proie à des pressions de toutes sortes : feux de brousse, coupes abusives et désordonnées, braconnages, exploitations illicites d'espèces animales et végétales protégées, affectations déstructurées des terres et exploitation dérèglementée des ressources halieutiques et marines. En 2009, les abus sur le parc de Masoala se sont empirés. Aux exploitations de bois se sont ajoutées les exploitations de pierres précieuses. Depuis juillet 2010, ces forêts de l'Atsinanana ont été inscrites sur la liste du patrimoine mondial en péril.

La récurrence des cyclones dans cette zone contribue également à détériorer les conditions de vie des populations locales. Cette situation pousse les populations à utiliser des facteurs de productions rudimentaires, rapides mais peu productives et fortement destructrices tels que le défrichement des forêts accompagné de culture sur brûlis. Le manque de connaissance technique, la faible capacité organisationnelle et l'accès limité aux informations constituent autant de barrières qui freinent une vision de développement durable.

L'action de CARE s'articule autour de deux des Objectifs du Millénaire pour le Développement : la réduction de la pauvreté et la préservation de l'environnement.

Objectifs

  • Contribuer à la préservation des ressources animales et végétales dans la zone nord-est de Madagascar.
  • Contribuer à l'amélioration de la sécurité alimentaire de la population autour des aires protégées dans la zone nord-est de Madagascar.

Activités

Amélioration des revenus des populations locales

  • Conduire des analyses environnementales participatives au niveau des villages et hameaux à proximités des zones menacées dans les périphériques du parc de Masoala.
  • Appuyer les communautés riveraines du parc de Masoala à la production de semences de cultures vivrières, maraîchères et de rentes adaptées aux conditions agro écologiques locales.
  • Renforcer la capacité des paysans à la pratique de petits élevages (apiculture, pisciculture) pour le développement et la diversification des activités génératrices de revenu.
  • Faciliter l'écoulement des produits vers des marchés plus élargis, en menant notamment des études de marché, identifier des marchés potentiels.
  • Aménager des infrastructures agricoles (construction de canaux et barrages, drainage, curage).
  • Conduire des séances d'éducation environnementale dans les écoles de la zone.

Préservation des ressources naturelles

  • Responsabiliser les structures communautaires locales, notamment les comités locaux de gestion des risques et catastrophes, à la préservation des ressources naturelles du parc.
  • Réhabiliter/construire 50 km de voies d'accès vers les sites touristiques exceptionnels (Nosy Fanihy, trois parcs marins, forêt inondée d'Andranoanala, Nepenthès à Ambato).
  • Améliorer les infrastructures écotouristiques en construisant notamment des écologdes qui seront gérés par des groupements des femmes afin que les bénéfices aient des retombées concrètes au niveau des communautés.
  • Conduire des séances d'éducation environnementale dans les écoles de la zone.
  • Former, encadrer les gestionnaires des infrastructures et prestataires de services aux niveaux des sites touristiques (hôtes et restaurateurs, gargotiers, guides, porteurs).