Madagascar

Fiche projet

Début : janvier 2009
Fin : juin 2009
Localisation : Zones sud
Budget : 40 000 €
Financé par : La région Bretagne/Sodexo/Des donateurs privés / /
Bénéficiaires : 2 000 personnes environ bénéficieront du programme « vivre contre travail » et pourront ainsi nourrir leur famille, soit un total de bénéficiaires de 20 000 personnes.

Contexte

Depuis septembre 2008, la région du sud malgache est confrontée à une situation alarmante. La sécheresse frappe deux zones en particulier, la zone littorale (Analapatsy, Andranobory et Antanandava) et la zone intermédiaire (Ankaniera, Ifotaka et Ambatoabo) qui font face à de graves difficultés alimentaires. Une grande partie de la population vit dans l'extrême pauvreté.
Cela fait 5 mois qu'il n'a pas plu, les semis ont été reportés en permanence par les agriculteurs, les cultures en place souffrent et les chances de récolte sont quasi-nulles. La période de soudure, qui va d'octobre à février est particulièrement difficile car la récolte de la contre saison 2009, très en dessous des normales (40%), a été consommée en totalité. Le prix du seau d'eau a triplé sur la bande littorale, les prix des chèvres et zébus dégringolent. Sur le plan nutritionnel surtout au niveau des populations les plus vulnérables (femmes enceintes, allaitantes, enfants moins de 5 ans), la répercussion de la période de soudure est assez inquiétante et les indicateurs sanitaires virent au rouge. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) met à disposition de CARE 300 tonnes de nourriture stockées à Fort-Dauphin.

Objectifs

Objectif spécifique : acheminer les 300 tonne de denrées alimentaires mises à disposition par le PAM dans les zones atteintes par la disette.

Objectif général : apporter une aide d'urgence efficace pour éviter un désastre humanitaire dans la région, et éviter que les coûts d'intervention ne soient démultipliés et que la malnutrition devienne plus sévère.

Activités

  • Acheminer les 300 tonnes de denrées alimentaires mises à disposition par le PAM vers les populations des villages touchés par la sécheresse ;
  • Recruter et organiser des équipes pour effectuer les distributions dans les villages ;
  • Mettre en place des lieux de stockage sûrs et appropriés pour les denrées alimentaires ;
  • Réhabiliter et/ou construire des infrastructures qui permettront d'améliorer à long terme la situation socioéconomique des bénéficiaires à travers le programme « vivre contre travail » (VCT). La mise en œuvre de ce programme permettra à chaque personne de travailler 5 jours par semaine contre 2,4 kg de céréales et 300 grammes de légumineuses soit 13,5 kg de vivres par personne et par semaine, quantité suffisante pour un ménage de 6 personnes en moyenne.