Tchad

Tchad : autonomisation et intégration des retournés tchadiens qui ont fui la Centrafrique

Fiche projet

Début : juin 2017
Fin : mai 2019
Localisation : Sites de déplacés de Danamadja, de Kobiteye et villages hôtes environnants, région du Logone Oriental, Tchad
Budget : 2 000 000 €
Financé par : ECHO – Commission Européenne
Bénéficiaires : 18 000 bénéficiaires directs (3 000 familles), retournés et populations hôtes, sélectionnés selon des critères de vulnérabilité définis avec les communautés.

Les violences en République Centrafricaine ont contraint de nombreux immigrés tchadiens à retourner dans leur pays d'origine. CARE contribue à l’intégration et l’autonomisation des retournés tchadiens et des populations hôtes en favorisant l’accès aux activités génératrices de revenus et en favorisant l’utilisation durable et la protection des ressources naturelles.

Contexte

Un manque de financements humanitaires pour aider les réfugiés et de retournés fuyant les violences en Centrafrique

Les violences en République Centrafricaine (RCA) ont contraint de nombreux immigrés tchadiens à retourner dans leur pays d'origine. Le Tchad accueille actuellement environ 100 000 réfugiés centrafricains et 75 000 Tchadiens retournés. Ces populations luttent pour couvrir leurs besoins les plus élémentaires et s'intégrer dans un pays qu'ils n'ont pour beaucoup jamais connu. La plupart vivent dans cinq camps de réfugiés et villages le long de la frontière avec la RCA.

En raison du manque de financements humanitaires, l'assistance se réduit et ne cible que les groupes les plus vulnérables. Sans revenus, les rapatriés ne parviennent pas à restaurer leurs moyens de subsistance et à remplacer leur bétail, tandis que l'accès aux services et aux possibilités de travail est réduit. 

CARE soutient les retournés de République Centrafricaine et les populations hôtes

Pour favoriser l'insertion des retournés dans le tissu socio-économique, CARE appuie 3 000 familles par la formation professionnelle, le développement d'activités génératrices de revenus, la pratique de l'élevage des petits ruminants et du maraîchage, ainsi que par la mise en place de groupements de type Association Villageoise d’Epargne et de Crédit.

L'arrivée des retournés a également accru la pression sur les ressources déjà précaires due à la présence des réfugiés centrafricains dans cette zone depuis plus de 10 ans. L’intensification de la déforestation crée également des conflits entre les populations. Pour cette raison, CARE soutient également les populations hôtes vulnérables. Des dispositifs communautaires de gestion de conflits et couloirs de transhumance seront développés.

Objectifs

  • Objectif général : Contribuer à l'intégration et à l'autonomisation des retournés tchadiens et des populations hôtes vulnérables.
  • Objectif spécifique : Promouvoir un environnement favorable à l'intégration socio-économique pour 3 000 familles de retournés et hôtes à travers l'accès à la formation professionnelle, les activités génératrices de revenus, le maraîchage, l'élevage des petits ruminants mais aussi à travers la promotion de pratiques favorisant la protection de l'environnement et des ressources naturelles sur lesquels s'exerce une forte pression démographique.

Activités

Résultat 1 : L'insertion et l'intégration des retournés dans le tissu socio-économique est assurée

  • Mise en place d'assemblées villageoises mixtes (hôtes, retournés et réfugiés)
  • Identification et formation professionnelle pour 600 bénéficiaires retournés et hôtes
  • Développement d’activités génératrices de revenus en faveur de 400 femmes retournées et 200 femmes de la communauté hôte.
  • Développement du maraîchage communautaire pour 420 retournés et 180 hôtes
  • Distribution de petits ruminants bénéficiant à 400 retournés et 200 hôtes
  • Mise en place et développement d’associations villageoises d’épargne et de crédit pour 600 familles.

Résultat 2 : Les populations retournées et hôte évoluent dans un environnement pacifié

  • Etude des textes officiels et communautaires de gestion de conflits et couloirs de transhumance et leur vulgarisation via des documents de sensibilisation
  • Cartographie des terres agricoles et de l'occupation du territoire
  • Organisation de session de sensibilisation sur la résolution de conflits auprès des agriculteurs et pasteurs
  • Mise en place/redynamisation des cadres de concertation communautaire/formel pour la résolution des conflits agro-pastoraux
  • Elaboration d'une charte entre agriculteurs et éleveurs
  • Célébration des journées thématiques : semaine nationale de la femme tchadienne/journée internationale de la femme ; 16 jours d'activisme; etc.

Résultat 3 : Les populations retournées et hôtes sont sensibilisées et contribuent à la conservation et à la protection de l'environnement à travers la mise en place de bonnes pratiques

  • Promotion et vulgarisation des foyers améliorés
  • Activité de reboisement et de mise en place des forêts communautaires
  • Protection de la biodiversité
  • Promotion de la protection des berges du fleuve du fleuve Chari contre l’érosion.