Cette semaine la Banque mondiale a publié un rapport sur la situation des femmes dans le monde. La Banque mondiale y dresse un état des lieux alarmant sur la condition féminine, et présente ces préconisations et solutions.

700 millions, c'est le nombre de femmes qui sont victimes de violences conjugales à travers le monde, plus particulièrement en Asie du Sud et sur le continent africain, selon un rapport de la Banque mondiale publié le 14 mai 2014.

Selon la Banque Mondiale "La violence fondée sur le sexe est une épidémie globale, affectant les femmes dans toutes les régions du monde", tout en soulignant une amélioration générale dans la réduction des violences faites aux femmes.

© Banque Mondiale

Les chiffres sont particulièrement alarmants en Asie du Sud, ou près d'une femme sur deux est victime de violences. En Afrique sub-saharienne, au Moyen orient et en Afrique du Nord, la proportion est à peine plus faible à 40%. Les chiffres commencent à être déclin à 33 et 30 % pour respectivement l'Amérique du sud et l'Asie centrale. Enfin le chiffre est à 21% pour les pays d'Amérique du nord, représentant tout de même 1 femme sur 5 subissant des violences. Cependant l'institution ne publie aucune donnée pour l'Europe, faute de données pertinentes.

Le rapport de la Banque Mondiale
Article de la Banque Mondiale

L'institution souligne qu'aujourd'hui beaucoup de femmes n'ont toujours pas la liberté de disposer de leur corps, à travers le monde. Dans les 10 ans à venir plus de 142 millions de filles à se marier avant l'âge de 18 ans, une des conséquences qui en découle.

Le rapport aborde d'autre thèmes, comme celui de la représentation politique. Dans ce champ, la Banque mondiale constate que les femmes sont clairement sous représentées, avec seulement 22% d'entre elles occupant des postes parlementaire et 5% des postes de maires.

CARE a dédié à cette thématique sa campagne 8 mars :

http://www.carefrance.org/care-actions/campagnes/journee-internationale-femmes.htm

Enfin selon le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim «Si le monde veut mettre un terme à l'extrême pauvreté et assurer que la prospérité soit partagée, nous devons avoir une participation pleine et entière des femmes»

Ce rapport est soutenu par Hillary Clinton, ancienne secrétaire d'État des États-Unis, et Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d'ONU Femmes.