CARE Bangladesh - Projet Shouhardo : l'empowerment des femmes pour combattre la malnutrition infantile

© Josh Estey / CARE

Shouhardo (« amitié » en bengali) est un programme de CARE qui vise à réduire la malnutrition infantile parmi les populations les plus défavorisées du Bangladesh. Pour ce faire, ce projet agit d'une façon innovante : il travaille en renforçant les capacités des mères de famille.

Malgré les cyclones chroniques et la flambée des prix alimentaires qui ont affecté le Bangladesh ces dernières années, économistes et experts en nutrition ont fait un constat étonnant : le retard de croissance dû à la malnutrition a reculé de 28 % entre 2006 et 2010 parmi les populations les plus pauvres du pays. Cette baisse -affirment les chercheurs- doit être attribuée à l'empowerment des femmes.

Dans le cadre du projet Shouhardo, les actions directes liées à la nutrition, notamment à destination des enfants (distribution alimentaires), ont été combinées avec des actions d'éducation et de formation pour les femmes et les filles. Les femmes qui ont bénéficié du programme ont ainsi acquis une plus grande influence sur les décisions prises au sein de la famille, influence qui a eu un impact très important sur la santé de leurs enfants. Résultat : les enfants de femmes émancipées ont moins de retard de croissance. Ils grandissent dans de meilleures conditions et se développent mieux.

« Shouhardo est la preuve que les femmes et les filles sont maintenant plus autonomes et que leurs familles et les communautés bénéficient de cette amélioration », a déclaré Marcy Vigoda, secrétaire générale adjointe de CARE International. « Nous voyons d'importants effets positifs qui résultent d'une plus grande égalité entre les hommes et les femmes au quotidien. »

Anita Rani, bénéficiaire du projet Shouhardo

Anita Rani est une mère qui, avant le projet Shouhardo, devait lutter pour nourrir convenablement ses deux enfants. Aujourd'hui, elle n'est plus confinée chez elle. Avant d'apprendre à fabriquer des tapis grâce à Shouardho, Anita ne sortait jamais de sa maison sans son mari. Aujourd'hui, elle se rend librement et indépendamment chez ses amis, à la pharmacie et au marché. « Avant, mon mari prenait soin de moi, dit-elle, mais aujourd'hui, non seulement il s'occupe de moi mais surtout, il me respecte.»