Deux types d’acteurs et deux challenges bien différents.

Bata, fabricant de chaussure bien connu sous nos latitudes est aussi très bien implanté au Bangladesh... Mais peine à se développer en dehors des grands centres urbains et auprès de clientèles moins fortunées. CARE, présent au Bangladesh depuis la création du pays, est très présent dans les zones rurales… qui souffrent d’un manque chronique d’accès à des opportunités économiques.

Deux challenges bien différents donc, mais des solutions convergentes. Depuis quelques années, la littérature abonde sur les modèles BOP (base of the pyramid) : le postulat étant que les populations pauvres représentent un marché vaste et viable pour les entreprises capables d’adapter leurs business models. CARE et Bata ont décidé de tester ensemble ce modèle pour faire face à leurs challenges respectifs. Depuis 2005, CARE et Bata ont créé un projet unique de vente des produits de la marque en zone rurale, créant simultanément de nouvelles opportunités économiques pour les femmes et de nouveaux réseaux de distribution pour Bata.

En pratique, CARE, présent depuis longtemps dans les communautés pauvres, forme et accompagne des femmes issus de ces communautés, qui développent leur activité économique de vente d’articles de la marque. L’entreprise équipe ces femmes avec le matériel adéquat et des produits adaptés au marché local et aux capacités économiques des clients ruraux. La réussite du projet repose également sur la mise en place des hubs régionaux (également générateurs d’emplois !) qui font office d’interface entre l’entreprise, CARE  et les vendeuses, assurant une gestion efficace des stocks.

Résultats

: Le projet a démarré sous forme de pilote en 2005 avec 49 femmes. A la fin de l’année 2009, elles seront 2500 vendeuses permanentes. Entre le démarrage du projet et la situation actuelle, leur revenu mensuel moyen a presque doublé.

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