I. Les entreprises confirment leur soutien pour les actions d’intérêt général

Premier constat, en 2012 le budget total consacré au mécénat reste stable alors que le nombre d’entreprises mécènes augmente de 15% (autour de 1,9 milliards d’euros en 2012 - 2 milliards d’euros en 2010 - et plus pour 40 000 entreprises mécènes). Une stabilité qui s’explique par un engagement particulièrement fort des PME qui représentent cette année 93% des entreprises donatrices et 47% du budget.
La volonté des entreprises de soutenir les actions d’intérêt général ne faiblit donc pas et se retrouve aussi bien dans les grandes entreprises que les PME. Il faut noter toutefois que les formes d’implication et les motivations des entreprises mécènes diffèrent en fonction de leur taille.

Les PME soutiennent principalement des actions locales pour valoriser leur image. En moyenne elles s’engagent dans un seul domaine d’action via du mécénat financier sur du court terme.

Les entreprises de plus de 200 salariés s’investissent plus volontiers dans des projets à l’international

(33% des grandes entreprises), privilégient les actions sur le long terme et la fidélisation de leurs collaborateurs. Les formes d’implication sont plus variées et font partie d’une réelle stratégie de la part de l’entreprise s’appuyant à a la fois sur du mécénat financier, de compétences ou des actions de business social.

II. La générosité en faveur de la solidarité internationale diminue

Les résultats de l’enquête Admical montrent donc un maintien des engagements des entreprises pour des actions de solidarité. Cependant il se caractérise cette année par un renforcement du mécénat de proximité (83% ont préféré agir localement contre 79% en 2010) et par un soutien plus appuyé aux actions sociales, d’éducation et de santé (61% des entreprises se sont impliquées dans ces domaines pour 59% du budget, quand en 2010 ces secteurs représentaient 58% des entreprises et 37% du budget).

La solidarité internationale souffre de ce recentrage. En 2010, 19% des entreprises mécènes agissaient en faveur de la solidarité internationale pour 11% du budget total. En 2012, 7% à peine des entreprises s’impliquent dans ce domaine ne représentant plus que 2% du budget global (soit 38 millions d’euros).
Les grandes entreprises restent les plus sensibles à ce domaine, grâce à une présence plus forte à l’international. Leur mobilisation diminue cependant, notamment concernant les catastrophes naturelles survenues en 2011.

A titre d’exemple, en 2011, seules 6 entreprises/ fondations ont répondu à l’appel lancé par CARE pour venir en aide aux populations subissant la famine dans la Corne de l’Afrique (collectant 74 000€). En 2010, 3 fois plus d’entreprises soutenaient les victimes du séisme en Haïti (1,4 millions €).
Autre facteur expliquant cette implication plus faible : la diversification des formes d’engagement des grandes entreprises. La part du budget consacrée aux actions de solidarité internationale se partage désormais entre des actions de mécénat, de RSE ou encore d’actions Base of Pyramid (projets en faveur des plus vulnérables, qui proposent des biens et services adaptés à leurs besoins, et créent ainsi de nouvelles opportunités économiques pour lutter contre la pauvreté).

CARE et ses partenaires développent ainsi des solutions innovantes, adaptées aux problématiques des pays en développement et de l’entreprise.  

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