Janvier 2010, le séisme en Haïti a déclenché une mobilisation sans précédent depuis 2005. Dès le lendemain de la catastrophe, tous les acteurs de la société, dont les entreprises, s’engageaient. Collectes de fonds auprès des salariés, des clients, des partenaires, relais de communication, opérations solidaires (produit-partages), etc., se sont déployés de toutes parts. Un vrai élan de solidarité et de générosité qui nous a permis d’apporter un soutien massif aux populations sinistrées !

Août 2010, le Pakistan fait face à la plus grave catastrophe naturelle recensée ces dernières années : Selon les Nations unies, les inondations ont fait plus de dégâts à elles seules que le tsunami, le tremblement de terre du Pakistan de 2005 et celui d’Haïti en 2010 réunis ! Pourtant, la mobilisation internationale, celle des entreprises, ou du grand public est en net retrait. Les soutiens sont extrêmement rares.

Pourquoi un engagement aussi tiède face à une tragédie de cette ampleur ?  Certes les médias ont peu relayé l’information, les salariés étaient en vacances, les liens culturels sont moins prononcés avec le Pakistan… D’autres arguments limites ont également été avancés : la corruption, les réseaux islamistes ! Y aurait-il de bonnes et de mauvaises victimes ? La crise qui se joue là bas n’a pas suscité la solidarité espérée des acteurs économiques français.

Sans distinction de race, de culture, de sexe, de religion, CARE apporte son soutien aux individus et aux familles des communautés les plus vulnérables les besoins sont énormes.  Qui saura se lancer à contre courant et soutenir une cause qui n’en est pas déjà une ?