13 mars 2015

Conférence ONU à Sendai : se préparer aux catastrophes naturelles, un enjeu majeur de ces prochaines années

Les gouvernements du monde entier se réuniront du 14 au 18 mars à Sendai (Japon) pour définir un nouvel accord sur la réduction des risques liés aux catastrophes pour ces 15 prochaines années. L'issue de Sendai sera un signal fort de l'engagement des Etats en faveur du succès des autres processus internationaux sur le climat, pour l'ONG CARE.

Chaque année, 211 millions de personnes sont directement touchées par les catastrophes naturelles, soit cinq fois le nombre de victimes de conflits. Entre 2000 et 2012, les catastrophes naturelles ont causé 1 700 milliards de dollars (USD) de dommages (infrastructures, bâtiments, cultures agricoles). Les catastrophes naturelles menacent aujourd'hui les efforts menés depuis de nombreuses années en termes de lutte contre la pauvreté.

« Nous ne devons plus nous contenter de réagir à la mort, aux dégâts et à la souffrance. Nous devons agir en amont pour empêcher de nouvelles tragédies. Aujourd'hui, seulement 0,4% de l'aide internationale est dédiée à la réduction des risques liés aux catastrophes naturelles. Il faut des financements complémentaires et des politiques ambitieuses afin de réduire l'impact des catastrophes », déclare Guillaume Devars qui représente l'ONG CARE France à la conférence de Sendai.

9 catastrophes sur 10 étaient liées au climat, au cours des deux dernières décennies. Le changement climatique et l'augmentation des températures accroissent la fréquence et l'intensité de ces catastrophes ainsi que leur impact sur les populations.

« L'impact de Sendai est dépendant du succès de la COP et des engagements de réduction des gaz à effet de serre pour contrer les effets du réchauffement climatique. En ce sens, la France a une responsabilité historique en tant que présidente de la COP 21. Elle doit s'assurer de la cohérence entre les différents processus internationaux », poursuit Aurélie Ceinos, chargée de mission changement climatique chez CARE France.

L'impact destructeur d'un typhon, d'inondations ou d'un tremblement de terre dépend de la vulnérabilité des populations. La construction d'habitations solides et de centres d'évacuation, la mise en place de systèmes d'alerte et de campagne de sensibilisation permettent de mieux anticiper les risques et de savoir comment réagir en cas de catastrophe. Aider les populations vulnérables à se préparer permet de sauver des vies, de réduire l'ampleur des réponses à l'urgence, et aide les populations à se relever plus rapidement.

« Les populations tentent de s'adapter au changement climatique et de se préparer aux risques de catastrophes mais leurs efforts ne suffiront pas sans des mesures efficaces prises à l'échelle internationale. Il est urgent que les Etats s'engagent aux côtés de leurs populations en travaillant avec les communautés les plus à risque dans l'élaboration et la mise en œuvre des politiques de prévention », conclut Guillaume Devars.

CARE demande la définition d'indicateurs de suivi et des mécanismes de redevabilité afin de garantir l'application des engagements qui seront pris à Sendai.

Contacts media :
  • Les équipes de CARE, dont Guillaume Devars, participeront aux négociations de Sendai : +33 6 67 62 38 10, devars.carefrance@gmail.com, compte twitter : @CAREfrance
  • Aurélie Ceinos, chargée de mission changement climatique chez CARE France, est également disponible pour tout commentaire depuis Paris. Contactez Laury-Anne Bellessa, chargée des relations medias, bellessa@carefrance.org, +33 (0)1 53 19 89 92/ 06 24 61 85 37, compte twitter : @CAREfrance

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