15 avril 2015

Un mois après le cyclone Pam, la faim est toujours là

Un mois après l'une des pires catastrophes naturelles du Pacifique Sud, l'ONG humanitaire CARE a commencé à distribuer des milliers de semences dans les îles les plus touchées du Vanuatu. Selon Inga Mepham, directrice de CARE au Vanuatu, la réponse humanitaire au cyclone Pam reste aussi urgente qu'elle ne l'était il y a un mois.

Les équipes de CARE au Vanuatu
CARE/Stefan Knollmayer

Ces semences, qui comprennent notamment des fruits et des légumes nutritifs (chou, pastèque, tomate, maïs, concombre, épinard, papaye), vont permettre aux communautés de recommencer à cultiver dans leurs jardins potagers. Ces jardins sont essentiels dans un pays où la plupart des habitants n'ont pas accès aux magasins et vivent des aliments qu'ils font pousser eux-mêmes.

« Il y a tout juste un mois, une grande partie du Vanuatu a été balayée. Grâce à la solide préparation et à la présence d'esprit des milliers de communautés de ce pays, le bilan humain du cyclone Pam a été particulièrement faible. Mais l'ampleur des dégâts a tout de même été énorme. Dans un grand nombre de communautés, sur des îles comme Tanna et Erromango, pratiquement rien n'a été épargné : il ne reste plus que des maisons, fermes et plantations détruites à perte de vue », a indiqué Inga Mepham, directrice de CARE au Vanuatu.

Le cyclone Pam, de catégorie cinq, a frappé l'archipel du Vanuatu le 13 mars dernier et tué 16 personnes, en affectant plus de 160 000. Plus de 13 000 maisons ont été endommagées ou détruites et on estime que 90 % des cultures ont été anéanties. En partenariat avec les gouvernements de la République du Vanuatu et de la province de Tafea, CARE a distribué 30 tonnes de nourriture et 15 tonnes de matériaux de construction aux communautés isolées des îles d'Erromange, d'Aniwa, de Futuna et de Tanna.

« Les communautés continuent de s'appuyer sur l'aide apportée par les organisations humanitaires comme CARE pour faire face au quotidien. Nous aidons les gens à survivre, à reconstruire leurs vies et à restaurer leurs revenus. Nous distribuons des semences qui, d'ici trois à six mois, donneront des aliments nutritifs aux familles, qui pourront ainsi remplir leurs assiettes et aller de l'avant avec espoir et optimisme ».

Bien que les communautés peinent encore à se remettre des dégâts causés par le cyclone, elles sont incroyablement bien organisées, autonomes et solidaires les unes les autres. Cette solidarité s'est notamment illustrée sur l'île de Tanna, où les communautés ont mis en commun leurs denrées alimentaires.

« Le traumatisme immédiat du cyclone a rapidement été remplacé par une détermination sans faille à reconstruire et une solidarité exceptionnelle qui a permis à chacun d'être aidé. A Tanna, les leaders communautaires ont développé des réseaux informels de distribution alimentaire. Les organisations humanitaires, dont CARE, continueront de soutenir ces réseaux afin de fournir de denrées supplémentaires et d'aider les populations à s'alimenter correctement. Des initiatives comme celles-ci, où les communautés s'associent pour aider chacun à se rétablir de ce terrible événement, reflètent la résilience, la ténacité et l'esprit communautaire qui animent les habitants du Vanuatu ».

CARE travaille au Vanuatu depuis 2008 et concentre son action sur le renforcement de la résilience aux catastrophes et au changement climatique et sur l'implication croissante des femmes et des filles dans le leadership communautaire.

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