17 avril 2015

Des pluies torrentielles se sont abattues en janvier dernier au Malawi, provoquant la pire inondation depuis 1991. Les populations ont perdu leurs maisons et leurs cultures, leurs moyens de subsistance ont balayés en quelques secondes. Plus d'un million de personnes ont été touchées par cette catastrophe.

Famille touchée par les inondations dans le district de Nsanje
©CARE

« Nous n'avons rien pu sauver »

Début janvier, les pluies intenses qui se sont abattues sur le Malawi ont fait déborder à plusieurs reprises les fleuves Shire et Ruo. Des zones entières ont été inondées et des centaines de personnes ont été emportées par les eaux.Le président du Malawi a déclaré le pays en état de catastrophe naturelle le 13 janvier 2015 et demandé l'aide de la communauté internationale.

Grace Lawrence, 20 ans : « Nous avons perdu tout ce qui se trouvait dans la maison. Nous n'avons rien pu sauver. Mais plus que tout, j'ai perdu ma fille. Me dire que je ne la reverrai jamais plus dépasse l'entendement. »

1,1 million de personnes sont touchées par la catastrophe

Au total, 15 des 28 districts du pays ont été affectés par les inondations et 1,1 million de personnes ont été touchées. La catastrophe a fait 106 morts et 336 000 personnes déplacées, dont 162 062 sont encore dans des campements temporaires. En tout, 64 000 hectares de terre ont été inondés.

Les inondations ont également emporté les latrines des zones rurales, ce qui a rendu l'eau non potable et déclenché l'apparition du choléra : 425 cas ont déjà été détectés, dont plusieurs ont entraîné la mort.

Les populations manquent d'eau et de nourriture

Les inondations ont endommagé les terres agricoles et les cultures, laissant les populations sans moyens de subsistances. Les agriculteurs ont besoin de semences pour reprendre leurs activités maintenant que les pluies ont diminué. L'approvisionnement en eau a été fortement perturbé, car les puits et les forages ont été inondés.

CARE fournit de la nourriture aux familles qui n'ont plus de ressources alimentaires et distribue du matériel de plantation ainsi que des plants de patates douces afin que les activités agricoles puissent reprendre là où cela est possible.

Les femmes et les filles particulièrement affectées

La plupart des familles affectées ont trouvé refuge sur des camps de déplacés. Dans ces camps, les femmes et les filles sont exposées au harcèlement sexuel et aux abus. Celles qui choisissent de rester dans leurs maisons endommagées sont contraintes d'aller aux toilettes et de se laver dans des endroits publics, ce qui augmente les risques d'agression.

Plusieurs cas de violences sur des femmes ont été rapportés et des comités de protection ont été mis en place.

L'action de CARE

Depuis le mois de janvier, les équipes de CARE distribuent de la nourriture, des kits d'hygiène, du matériel pour fabriquer des abris et d'autres fournitures d'urgence. Plus de 21 000 foyers ont pu bénéficier de ces distributions, soit environ 116 000 hommes, femmes et enfants, et 90 000 individus vont également bénéficier de kits d'urgence fournis par CARE au ministère de la Santé.

CARE assiste sur le long terme les familles pour qu'elles puissent se remettre des effets dévastateurs des inondations. La réponse d'urgence de CARE s'axe sur les besoins des populations les plus vulnérables, notamment les femmes enceintes, celles qui allaitent et les enfants.

Contact presse

Laury-Anne Bellessa, + 33 (0) 1 53 19 89 92