08 juillet 2015

Soudan du Sud : les civils, premières victimes des exactions et de la crise humanitaire

Les civils sont les premières victimes de la guerre qui déchire le pays depuis un an et demi, alerte l'ONG internationale CARE. Deux-tiers des 12 millions de Soudanais du Sud ont besoin d'une aide humanitaire d'urgence. Pourtant la volatilité de la situation et le manque de financements internationaux compliquent largement l'action des organisations humanitaires.

L'association humanitaire CARE vient en aide aux populations du Soudan du Sud.
Plus de 1,5 million de personnes ont été forcées de fuir leur maison, dont plus de 150 000 se sont réfugiées dans les bases de l'ONU. © CARE

Alors que le Soudan du Sud célèbre le 4ème anniversaire de son indépendance, ces dernières semaines ont été marquées par de nouvelles violences, notamment dans les États d'Unité et du Nil Supérieur. Les exactions contre les civils se multiplient. Le nombre de déplacés continue d'augmenter. Plus de 1,5 million de personnes ont été forcées de fuir leur maison, dont plus de 150 000 se sont réfugiées dans les bases de l'ONU.

La situation alimentaire est critique. Plus de 3,8 millions de personnes ne pouvaient pas subvenir à leurs besoins alimentaires en avril 2015 (soit près d'un tiers de la population). Ils devraient être bientôt 4,6 millions. En un an, les prix des aliments de base ont augmenté de 54% dans certaines régions du pays.

« Un enfant sur trois souffre de malnutrition aiguë, avec une forte prévalence de retard de croissance chez les enfants de moins de deux ans, selon de récentes données collectées par nos équipes dans le comté de Mayom, dans l'Etat d'Unité », alerte Aimee Ansari, directrice de l'ONG CARE au Soudan du Sud.

« L'aide apportée par les organisations humanitaires au Soudan du Sud est plus indispensable que jamais. Si la situation alimentaire est critique, la famine n'a pas encore touché le pays. C'est la preuve de la capacité de résilience des Soudanais du Sud et des efforts déployés par les organismes humanitaires présents sur place. Pourtant, le soutien des donateurs internationaux restent très en deçà des besoins. De nombreuses organisations humanitaires doivent faire plus avec moins. Selon l'OCHA, seuls 41% de l'appel humanitaire de l'ONU ont été financés», déplore Aimee Ansari.

Contacts médias :

Nos équipes au Soudan du Sud (francophones et anglophones) sont disponibles pour apporter tout éclairage sur la situation.

Contactez Laury-Anne Bellessa, chargée des relations medias chez CARE France, 01 53 19 89 92, 06 24 61 85 37, bellessa@carefrance.org

A propos de CARE :

CARE travaille au Soudan du Sud depuis 1993. Depuis le début des violences en décembre 2013, CARE a aidé plus de 300 000 personnes dans les trois Etats les plus affectés du pays : Jonglei, Unité et Nil Supérieur. CARE offre une assistance en matière de santé et de nutrition. CARE mène également des programmes de lutte contre les violences basées sur le genre.

Fondé en 1945, CARE est l'un des plus grands réseaux d'aide humanitaire au monde, apolitique et non confessionnel. CARE s'attaque aux causes profondes de l'extrême pauvreté, dans des situations d'urgence ou de développement à long terme. En 2014, le réseau CARE était présent dans 90 pays. CARE met les femmes et les filles au cœur de ses programmes.