24 juillet 2015

Népal : 3 mois après les séismes, des zones sont inaccessibles pour les travailleurs humanitaires

Depuis un mois, de fortes pluies et glissements de terrain ont rendu certaines zones totalement inaccessibles pour les travailleurs humanitaires, alerte l'ONG internationale CARE. Le début de la saison agricole est également affecté par les conséquences des séismes, ce qui menace la sécurité alimentaire du pays sur l'année à venir.

Les fortes pluies de la mousson ont endommagé les routes déjà affectées par les séismes d'avril et mai 2015. Les conditions de vie des Népalais se sont encore aggravées et beaucoup de zones ne sont plus accessibles pour les travailleurs humanitaires.

« Nos équipes doivent parfois marcher plusieurs jours pour apporter une aide aux communautés les plus isolées. Dans de nombreuses régions, nos équipes pré-positionnent des stocks de produits d'urgence pour anticiper le risque de glissements de terrain qui nous empêcheraient d'accéder à certains villages », explique Lex Kassenberg, directeur de l'ONG CARE au Népal.

Trois mois après les séismes, CARE a apporté une aide d'urgence à plus de 90 000 personnes par le biais de distribution de nourriture, de kits d'abris, de kits d'urgence et d'hygiène.

Les besoins humanitaires restent cependant très importants : 1,1 million de personnes n'ont toujours pas accès à des infrastructures d'eau et d'assainissement et 3 millions n'ont pas accès à des services d'hygiène. 500 000 familles restent sans maison.

« CARE distribue des matériaux de reconstruction que les populations ont dû mal à se procurer. Nos experts en abri préparent des formations sur les bonnes pratiques pour reconstruire des maisons plus solides et résistantes. L'objectif est de sensibiliser à des méthodes de reconstruction plus sûres, de former des maçons et d'informer les villageois sur les droits de propriétés des maisons et des terrains », explique Lex Kassenberg, directeur de CARE au Népal.

L'enjeu de ces dernières semaines est également d'assurer la sécurité alimentaire du pays.

« Le risque d'insécurité alimentaire inquiète beaucoup les Népalais. Les mois de juin et juillet correspondent à la période de plantation agricole mais beaucoup de terres agricoles ont été ravagées par les séismes. Et de nombreux petits agriculteurs n'ont pas pu travailler leurs champs car la priorité était de construire des abris pour protéger leur famille de la mousson. La production agricole de cette année sera affectée. On s'attend à des pénuries de certaines denrées », explique Kabir Ekramul, expert en sécurité alimentaire pour CARE Népal.

Dans les districts de Sindupalchowk et Gorkha, CARE va soutenir les agriculteurs à redémarrer leur production agricole par la distribution de semences, un soutien financier et la mise en place de système de stockage des récoltes.

« Notre objectif est d'apporter une réponse d'urgence comprenant des solutions durables », conclut Kabir Ekramul.

CONTACTS MEDIAS :
  • Nos équipes au Népal et en France restent disponibles pour tout entretien.
  • Jean Dominique Bodard (francophone), responsable de la réponse d'urgence dans le district de Gorkha, et Lucy Beck (anglophone), chargée de communication, viennent de revenir en France après plusieurs mois au Népal.
  • Contactez Laury-Anne Bellessa, chargée des relations medias chez CARE France, + 33 (0) 1 53 19 89 92, + 33 (0) 6 24 61 85 37, bellessa@carefrance.org
A PROPOS DE CARE :
  • CARE travaille au Népal depuis 1978. Au cours des derniers mois, CARE a aidé 91 570 personnes en distribuant de la nourriture, des abris d'urgence et des produits d'hygiène. L'ONG CARE intervient dans certains des districts les plus affectés tels que Gorkha, Sindhupalchowk et Dhading.
  • CARE a lancé un appel à don de 40 millions de dollars (37 millions d'euros) pour apporter une aide d'urgence et de long terme aux populations népalaises. 85 euros permet de nourrir une famille pendant 15 jours. 250 euros permet de fournir un abri d'urgence à une famille.
  • Fondé en 1945, CARE est l'un des plus grands réseaux d'aide humanitaire au monde, apolitique et non confessionnel. CARE s'attaque aux causes profondes de l'extrême pauvreté et aux conséquences du changement climatique, dans des situations d'urgence ou de développement à long terme. En 2014, le réseau CARE était présent dans 90 pays. CARE met les femmes et les filles au cœur de ses programmes.