07 août 2015

A Madagascar, la récurrence des cyclones impacte fortement les conditions de vie et les ressources alimentaires des populations locales. CARE travaille avec 122 313 habitants du Nord-Est du pays pour mettre en place des techniques agricoles plus productives et moins destructrices pour l'environnement. Découvrez le témoignage de Jeanine qui a bénéficié des formations de nos techniciens agricoles.

CARE soutient l'adoption de nouvelles techniques agricoles

Madagascar - Jeanine, au centre, sur ses terres agricoles
Jeanine, au centre, sur ses terres agricoles © CARE

Aux abords du Parc Masoala, Jeanine et son mari travaillent leur lopin de terre comme l'avaient fait avant eux leurs parents et leurs grands-parents. Mais le quotidien de Jeanine, de son mari et de ses quatre enfants est devenu plus difficile.

« La terre s'épuise et nous devons faire face à des catastrophes naturelles de plus en plus nombreuses Nous avions du mal à constituer des réserves de nourriture pour les périodes de soudure », explique Jeanine, 38 ans.

Jeanine a alors décidé de participer à un programme mis en place par CARE offrant des conseils et des recommandations de techniciens agricoles. Jeanine a été formée aux techniques du système rizicole amélioré qu'elle a mis en place sur une partie de ses terres. Sur une autre parcelle, elle cultive des légumes et des tubercules. Elle a également mis en place sa propre pépinière afin d'élargir ses activités.

« Je suis convaincue que l'adoption de ces nouvelles techniques agricoles amélioreront la qualité et le rendement de nos produits. Nous avons de quoi manger et pouvons mettre un surplus de côté en cas de catastrophes naturelles. C'est notre objectif à tous », explique Jeanine.

L'amélioration des conditions de vie des villageois

Jeanine, à gauche, vend les produits transformés, issus de son exploitation agricole
Jeanine, à gauche, vend les produits transformés, issus de son exploitation agricole © CARE

Jeanine a sensibilisé les autres femmes de son village. Grâce à son action, toutes les familles ont désormais leurs propres jardins potagers. Cela améliore la sécurité alimentaire de ces familles. Les ressources naturelles du Parc Masoala, dont la biodiversité est menacée par l'exploitation et le braconnage, sont désormais préservées, les villageois n'ayant plus besoin de se nourrir de racines sauvages cueillies dans la forêt.

Jeanine a également bénéficié des formations sur la transformation et la conservation des produits agricoles. Depuis, elle prépare de la farine d'igname, de manioc, et fait de la confiture de fruits.

« J'ai fabriqué un appareil de séchage de fruits. Sur la base de recettes apprises avec CARE, j'ai créé d'autres plats et transformer d'autres produits. J'ai testé et préparé du jus de lingoza, un fruit sauvage non exploité jusqu'alors. Au début, c'était pour notre consommation familiale, et petit à petit, j'ai commencé à en vendre à mes voisins ».

Les revenus de ces ventes ont permis à Jeanine de s'approvisionner en produits de première nécessité (sucre, huile alimentaire, café) et de payer les frais de scolarité de ses enfants.