04 décembre 2015

L’adaptation ne doit pas être le vilain petit canard de la COP21

Alors qu’il reste crucial d’inclure un objectif collectif de financement public pour l’adaptation, l’ONG CARE a interpellé les négociateurs. 300 canards en papier-mâché, décorés par des enfants, ont été remis ce matin aux délégations afin d’encourager la mise en place de soutien technique et financier aux actions d’adaptation au changement climatique.

L'Association CARE attire l'attention des négociateurs de la COP21 sur l'adaptation

L’adaptation est aujourd’hui une question de survie pour de nombreuses populations affectées par la multiplication des sécheresses et inondations ou la variation des précipitations.

« Les Etats semblent s’avancer vers un compromis concernant un objectif mondial pour l’adaptation, qui démontrerait une volonté de renforcer la résilience de toutes les populations. Cette reconnaissance représenterait une grande avancée des négociations climatiques. Mais l’épineuse question des financements reste encore en suspens», déclare Fanny Petitbon, responsable Plaidoyer de l’ONG CARE France.

Les financements pour l'adaptation demeurent les parents pauvres de la finance climat. Seuls 16% des financements climat sont dédiés à l’adaptation, selon les évaluations larges de l’OCDE.

« Nous devons agir le plus tôt possible. Chaque dollar investi aujourd’hui permettra de limiter les pertes futures. La décision de la COP doit fixer un objectif de financements publics pour l’adaptation de 35 milliards d’ici à 2020 » rappelle Aurélie Ceinos, responsable Climat de l’ONG CARE France.


L’ONG CARE et 283 enfants, âgés de 8 à 10 ans, ont interpellé les négociateurs sur l’urgence d’agir en exposant des centaines de canards colorés et agrementés de messages, tels que « Sauvez le climat » ou « Agissez pour notre futur ».

Ces canards ont été remis à une trentaine de délégations dont l’Angleterre, l’Australie, le Niger, la Russie, l’Ethiopie, la Thaïlande ou le Vietnam, qui doivent rendre leur copie aux ministres dans 24h. Le canard symbolise les actions d’adaptation :

« Au Bangladesh, les inondations de plus en plus fréquentes détruisent les habitations et menacent les sources de revenus de populations déjà pauvres. Pour s’adapter, les élevages de poulets peuvent être remplacés par des canards. Tout aussi nutritifs, les canards peuvent nager et donc survivre aux inondations. Cette solution contribue à renforcer les capacités des familles à faire face aux aléas climatiques », explique Philippe Lévêque, directeur de CARE France.
Note aux rédactions

283 enfants de la région parisienne ont participé à cette opération et décoré les canards, après avoir suivi des séances de sensibilisation aux enjeux du changement climatique animées par les experts de CARE. Ces enfants sont élèves de classe de CE2, CM1 et CM2. CARE remercie les écoles Louis Pasteur à Clichy et l’école Milton à Paris.

La campagne a été déclinée sur les réseaux sociaux avec le #ClimateDucks

Contact médias

Nos équipes (francophones et anglophones) suivent les négociations au Bourget et sont disponibles pour toute demande d’interview. Contactez Laury-Anne Bellessa (sur le site du Bourget), Chargée des relations medias, +33 (0)6 24 61 85 37, bellessa@carefrance.org

L’action de CARE aux négociations climatiques

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