29 décembre 2015

CARE apporte une aide financière aux mères réfugiées syriennes et à leurs enfants

Mariam, réfugiée syrienne de 37 ans, vit avec sa fille de 4 ans en Jordanie dans des conditions précaires. Après la naissance de son deuxième enfant, CARE lui apporte une aide financière pour couvrir ses frais médicaux. Mariam témoigne.

« Je dois m’occuper seule de mes deux filles »

Mariam, réfugiée syrienne, mère de deux enfants reçoit une aide financière de CARE pour couvrir ses frais médicaux.
Mariam, réfugiée syrienne, mère de deux enfants reçoit une aide financière de CARE pour couvrir ses frais médicaux © CARE

Mariam est arrivée en Jordanie il y a deux ans.

« Je ne connais personne ici qui puisse m’aider. Tous mes proches sont en Syrie. Mon mari a dû retourner temporairement en Syrie et, depuis, il n’a pas réussi à revenir. Je dois m’occuper de tout seule. »

Il y a quelques semaines, elle a accouché de sa deuxième fille, Aya :

« A cause de complications, les médecins ont dû pratiquer une césarienne, qui est une opération très coûteuse. Je n’ai pas de quoi payer les 1 000 euros que je dois à l’hôpital », explique-t-elle.

Mariam reçoit une aide financière de CARE

En Jordanie, CARE apporte une aide financière d’urgence aux réfugiés syriens les plus vulnérables afin de leur permettre de couvrir leurs besoins de base comme leurs frais de santé, leur loyer ou encore leur nourriture.

« J’ai sollicité CARE pour recevoir une aide financière. Celle-ci me permet de régler une partie de mes frais hospitaliers. Sans cette aide, mes filles et moi ne pourrions pas survivre », raconte Mariam.

Des conditions de vie précaires

Lorsque Mariam et sa famille sont arrivés en Jordanie, ils ont vécu pendant quelques temps dans le camp de réfugiés de Za’tari. Mariam et ses filles habitent désormais un vieil immeuble dans la ville d’Irbid.

« Nous sommes arrivés en Jordanie avec presque rien. Notre maison a été complètement détruite pendant la guerre. J’ai perdu mes deux fils, âgés de 12 et 10 ans, lors des violences. Avant de partir, j’ai pris avec moi leurs vêtements et quelques pièces trouvées dans leur poche », confie Mariam.

« J’ai aussi emmené une poupée pour ma fille. C’est le seul jouet que j’ai pu sauver des décombres.»

Malgré ces conditions difficiles, Mariam garde espoir de retrouver bientôt son mari :

« J’aimerais qu’il puisse revenir vivre avec nous en Jordanie. Je suis consciente que les Jordaniens ont leurs propres problèmes : pauvreté, chômage... Nous, réfugiés syriens, nous ne voulons pas être un poids. Nous souhaitons travailler pour subvenir aux besoins de nos enfants. »