12 février 2016

Syrie : la trêve humanitaire doit être mise en place immédiatement.

Il faut un arrêt immédiat des attaques contre les civils

La cessation des hostilités et l'instauration d'une trêve humanitaire en Syrie sont une absolue nécessité mais il faut qu’elles interviennent immédiatement. Nous demandons que les attaques contre des zones civiles cessent dès à présent. Attendre une semaine supplémentaire signifie de nouvelles victimes civiles et le risque de nouveaux déplacements massifs de populations. Nous rappelons que c’est seulement en quelques jours que 50 000 à 70 000 personnes ont dû fuir Alep et ses environs, et que 350 000 autres ont été piégées dans la ville.

L'ensemble de la population syrienne doit avoir accès à une aide humanitaire

Aujourd’hui en Syrie, plus de 4,5 millions de personnes vivent dans des zones assiégées ou difficiles d’accès. La possibilité d’un accès humanitaire immédiat à certaines de ces zones, dont Madaya et Deir Ezzor, serait un grand progrès pour les populations syriennes mais nous attendons de pouvoir intervenir de manière efficace sur le terrain. La communauté internationale et les parties au conflit doivent tenir leurs promesses.

Et nous rappelons que toutes les populations doivent avoir accès à une aide humanitaire. Plus de 13,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire.

L’impact du conflit sur les populations est dramatique

11,5% de la population a été tuée ou blessée depuis le début de la guerre en mars 2011.

Nous rappelons que les attaques contre les populations et les infrastructures civiles (hôpitaux, écoles) sont des violations flagrantes des conventions de Genève et des récentes résolutions de l’ONU. Nous demandons l’arrêt total de la mise en danger des populations.

400 000 civils ont été tués par les violences et 70 000 personnes sont mortes du fait des impacts de la guerre : manque d’accès aux services de santé, manqué de nourriture, d’eau, d’abris, selon une nouvelle estimation du Syrian Centre for Policy Research (SCPR). Un chiffre bien supérieur aux estimations de l'ONU qui rapportent 250 000 civils tués. Selon le SCPR, l'espérance de vie a également fortement chuté : de 70 ans en 2010 à 55,4 en 2015.

Il est inacceptable que populations civiles soient considérées comme des dommages collatéraux. La vie des populations ne doivent pas être prises en otage ou utilisées comme un moyen de pression par les parties au conflit.

Il faut que cette trêve soit un premier pas vers un cessez-le-feu plus permanent.

Contacts médias :

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