L’ONG CARE, présente en Équateur depuis 54 ans, est intervenue rapidement après la catastrophe. Nos équipes sur place témoignent de la situation actuelle.

CARE

Quelle est la situation sur place ?

La situation est vraiment difficile. Le séisme fut l’un des plus violents que le pays ait connu. Et les répliques se poursuivent. Il y en a déjà eu 239 et celles d’hier étaient particulièrement fortes, d’une magnitude de 6,1. Selon les premières estimations, 70 000 à 100 000 personnes seraient affectées par cette catastrophe.

Il est encore difficile d’accéder aux régions les plus affectées car les routes ont été détruites ou sont bloquées. Mais nous commençons à nous rendre compte de l’importance des dégâts. Dans les six provinces les plus affectées, 70% des habitations ont été détruites. Il y a encore des personnes enterrées sous leur maison et nous devons les atteindre le plus rapidement possible.

Comment la population fait-elle face à la situation ?

Les gens ont fui leur maison dès que le tremblement de terre a frappé, sans avoir le temps de prendre leurs affaires : ils ont tout laissé derrière eux.

De nombreuses personnes, désormais sans abri, dorment dans la rue. Outre les traumatismes physiques et psychologiques subis, beaucoup recherchent des membres de sa famille qui ont disparu.

Quels sont les besoins les plus urgents ?

Concernant la mise en place d’une aide d’urgence, les équipes de secours ont besoin de gants et de masques pour continuer à sauver les victimes des décombres et pouvoir nettoyer les routes.

Actuellement, il n’y a pas d’électricité : les hôpitaux ont besoin de générateurs électriques afin de pouvoir prendre en charge les victimes.

Pour les personnes affectées, les besoins urgents portent sur la nourriture, l’eau, l’hygiène et l’accès aux installations sanitaires. Il faut également des vêtements et des moustiquaires afin d’assurer la prévention contre certaines maladies dont la dengue.

Comment s’organise l’aide humanitaire ?

Plusieurs équipes de sauvetage et humanitaires sont arrivées d’Argentine, du Mexique et du Venezuela pour soutenir le gouvernement équatorien. Celui-ci coordonne les différents intervenants, notamment les humanitaires internationaux qui arrivent de plus en plus nombreux.

Quelle est l’action de CARE ?

CARE a un bureau local qui a pu intervenir rapidement après la catastrophe. Nos équipes se sont rendues hier dans les villes proches de l’épicentre afin de distribuer de l’eau. Nos premières actions vont se concentrer sur l’accès à l’eau et à l’assainissement.

Combien de temps va être nécessaire avant que la situation ne s’améliore et que la population puisse reprendre une vie normale ?

Une fois que la phase de première urgence sera passée, le gouvernement estime que le déblayement des routes prendra des mois et la reconstruction des villes des années. La population qui vit dans les régions les plus touchées devra repartir, littéralement, de rien et reconstruire à la fois ses habitations et ses moyens de subsistance. La période de reconstruction sera longue.

Contacts media

Nos équipes locales, dont certains membres sont francophones, sont disponibles pour toute demande d'interview.

Contactez Laury-Anne Bellessa, chargée des relations medias pour CARE France, 01 53 19 89 92 / 06 24 61 85 37, bellessa@carefrance.org